A Kawéni, un centre de prélèvement « plus rapide » pour les dépistages du Covid-19

Bien caché derrière Distrimax à Kawéni, le plateau technique du laboratoire Troalen accueille désormais le public désireux de se faire dépister pour le coronavirus. Les patients rencontrés saluent un diagnostic rendu entre 30 minutes et 24h grâce au déploiement des tests antigéniques.

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Dominique Voynet, dépistage, ARS, Covid, Biogroup, Mayotte
L'accroissement de la demande et l'arrivée des tests antigéniques ont demandé une réorganisation du circuit de dépistage

Après une petite demi-heure d’attente pour faire enregistrer son dossier, Ziva peut enfin se faire dépister. « J’avais une petite toux, je voulais en avoir le cœur net » explique le jeune homme. Après quelques « propos rassurants » de l’infirmière et quelques secondes pour le prélèvement, il ressort avec le sourire. « C’est désagréable mais sans plus » sourit-il. « Et on m’a dit que j’aurai le résultat sur mon espace personnel demain matin (ce mercredi NDLR) » salue-t-il encore.

C’est principalement ce délai court qui a convaincu nombre de personnes de se rendre dans ce laboratoire mal indiqué, proche du lycée de Kawéni. Ceux qui répondent aux préconisations pour un test antigénique peuvent même espérer un résultat en moins de 30 minutes, sur place.

Si les résultats sont si rapides, c’est que le lieu est, explique l’Agence régionale de santé, « spécialement dédié au Covid », « pour que tous les patients puissent se présenter ». Un site équipé pour pratiquer les deux types de tests, le PCR et le test antigénique. Une nouveauté qui permet cette nouvelle organisation.

« Les tests antigéniques nous permettent d’augmenter l’offre » explique le Dr Didier Troalen, directeur du laboratoire privé de la résidence Jardin Créole qui y voit une chance de « désengorger » le site du Jardin Créole.

Le prélèvement ne dure que quelques secondes pour les deux méthodes

« La difficulté qu’on rencontre, c’est l’approvisionnement en tests PCR, la possibilité de faire les tests antigéniques augmente notre capacité de tests » ajoute-t-il.

A l’extérieur, un point d’accueil permet de décider quel test sera proposé à chaque patient. Par exemple pour un voyageur, le test antigénique permet de se rendre à La Réunion ou en métropole (même s’il n’y a pas d’obligation pour l’instant), mais le test PCR, reconnu à l’international, est requis pour tout vol à destination des pays de la zone.

« Toujours ça de pris »

Des tractations sont en cours pour que les tests antigéniques soient acceptés vers les pays voisins, afin de « désemboliser » les labos. « On espère que les doctrines vont changer pour fluidifier le parcours du patient » note l’ARS.

« Avec le test antigénique, on gagne une journée, c’est important et c’est toujours ça de pris pour les mesures de contact-tracing » poursuit l’agence.

Le Dr Troalen, directeur du laboratoire privé de Mamoudzou

De fait pour l’instant, l’essentiel des tests effectués reste des tests RT-PCR indique le Dr Troalen, notamment en raison de départ de voyageurs sur Kenya-Airways ou vers les Comores mais ces nouveaux tests sont appelés à monter en puissance mais ont déjà permis de « doubler notre production de tests » selon le biologiste pour qui « le seul facteur limitant désormais c’est l’accès des gens au prélèvement, mais le prélèvement en lui-même est assez rapide, ce qui prend le plus de temps c’est la partie administrative ».

Un « changement de donne » pour l’ARS qui rappelle des freins liés jusqu’à présent aux machines ou au personnel et qui sont désormais levés.

Y.D.

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