Avec une plage perpétuellement jonchée de déchets et des dépôts sauvages, les membres de la toute nouvelle brigade verte vont avoir fort à faire à Koungou. Par ailleurs, un "Fonds vert" est à disposition des maires.

Koungou se dote d’une brigade verte dans un élan national de mise en place d’un « Fonds vert »

Avec une plage perpétuellement jonchée de déchets et des dépôts sauvages, les membres de la toute nouvelle brigade verte vont avoir fort à faire à Koungou. Par ailleurs, un "Fonds vert" est à disposition des maires.

S’ils ne peuvent pas tout résoudre à eux seuls, notamment les monceaux de déchets qui gisent sur les hauteurs, au moins vont-ils pouvoir enquêter sur les dépôts sauvages, rappeler le Code de l’environnement aux usagers ou encore veiller au respect des zones protégées. « La ville de Koungou a souhaité mettre ce dispositif en place pour veiller à toutes incivilités liées à la pollution urbaine », indiquent ses services

Trois missions caractérisent un brigadier vert : prévention, sensibilisation et répression. La brigade verte sera en lien direct avec la police municipale et pourra donc être amenée à mener des actions répressives.

Un budget de 181.200 euros, dont 35.000 euros financés par l’ARS, 96.200 euros par l’État, et 50.000 euros par la commune de Koungou. La brigade verte sera composée de 16 agents. Ils interviendront dans tous les villages de la commune à partir du 6 février 2023.

Un des nombreux sites de dépôt sauvage à Koungou

Dans la continuité de leur mission préventive, un programme de lutte contre les maladies à transmission vectorielle sera mis en place, « les brigadiers interviendront notamment dans tous les sujets liés à la pollution des rivières ».

« La portée écologique de cette brigade a une dimension des plus importantes pour une commune telle que Koungou. Avec une croissance démographique forte, nous sommes sujets à de nombreux phénomènes de pollution urbaines.La valorisation des espaces verts fait partie de nos priorités et avec cette brigade nous pouvons s’assurer que la population adopte des comportements éco-responsables ».

Une mise en place qui va dans le sens du vent puisqu’un Fonds vert, doté de 2 milliards d’euros en 2023 de l’Etat et de 1,2 milliards de la Banque des Territoires, est désormais disponible en ligne pour toutes les collectivités territoriales et leurs groupements, en métropole comme en Outre-mer.

Il s’agit d’obtenir des financements en matière :

  • de performance environnementale : pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux, le tri et la valorisation énergétique des biodéchets, la modernisation de l’éclairage public
  • d’adaptation des territoires au changement climatique : pour renaturer les villes et villages afin de lutter contre les îlots de chaleur et prévenir les risques naturels en métropole et en outre-mer (feux de forêt, inondations, risques cycloniques, etc.) ;
  • d’amélioration du cadre de vie : pour soutenir des projets de sobriété en matière de mobilité (accompagnement à la mise en place des ZFE-mobilités, covoiturage, etc.) et en matière foncière (renouvellement des friches, etc.). Le fonds portera également le financement du déploiement de la stratégie nationale pour la biodiversité dans les territoires, à hauteur de 150 millions d’euros.

Pour accéder aux informations, cliquer ici.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Deux établissements fermés administrativement par la préfecture en raison de manquements

La préfecture de Mayotte a ordonné la fermeture du restaurant de l’hôtel Maharajah à Mamoudzou pour des manquements sanitaires et celle du douka La Madjirani à Sada pour plusieurs infractions au Code du travail.

À Mamoudzou, le CHM se prépare à l’éventualité d’un cas d’Ebola

Alors qu’un foyer épidémique d’Ebola a été signalé dans l’est de la République démocratique du Congo le 15 mai dernier, le centre hospitalier de Mayotte (CHM) anticipe un éventuel cas importé. Dans un territoire sous forte pression sanitaire, l’unique hôpital de l’île renforce ses protocoles, malgré des moyens contraints.

Assemblée plénière : débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre et le port de Longoni

Réunie ce mardi 26 mai 2026 dans l’hémicycle Younoussa-Bamana, l’Assemblée départementale de Mayotte a adopté l’ensemble des rapports à l’unanimité, dans une séance dominée par les débats sur le camp de Tsoundzou, la fibre optique et une réorganisation du port de commerce, avec un rapport finalement retiré de l’ordre du jour.

Handicap et emploi : une convention structurante pour l’insertion des personnes en situation de handicap

La convention prévoit le déploiement de "Cap Emploi", de la Ressource Handicap Formation (RHF), d’une feuille de route territoriale ainsi que l’installation d’une antenne locale de l'AGEFIPH, afin de renforcer l’accès à l’emploi et l’accompagnement des personnes en situation de handicap sur le territoire.