Inauguration d’une plateforme numérique centrale à Mamoudzou

Alors qu’une petite file de candidats au vaccin attendait son tour à la MJC de M’gombani ce samedi, l’établissement inaugurait une aile supplémentaire que l’on espère de plus longue durée que le centre de vaccination.

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Les jeunes sont conseillés sur place

Nina Ahamed rajoute une ligne sur un CV qui se garnit peu à peu. La jeune fille habite Doujani et ne profite pas seulement d’un ordinateur et d’une connexion wifi, mais aussi des conseils des agents de la Cité des métiers. Le dispositif gagne peu à peu toutes les communes, et est le bienvenu dans ce contexte de télétravail et de continuité numérique indispensable au suivi pédagogique, pendant et en dehors des périodes de confinement.

La Cité des métiers portée par le GIP CARIF-OREF présidé par le préfet et le Département, finance les ordinateurs, 21 en l’occurrence pour la plateforme de la MJC de M’gombani-Mamoudzou, l’offre de services et amène les partenaires CRIJ, Pôle emploi, Mission locale, etc., et la mairie, dote en local et en personnel.

Plateforme numérique, Mayotte
Etat, Département et mairie, un travail de concert

Mtsamboro a déjà la sienne à Hamjago, tout comme Acoua, Mtsangamouji, Combani, Sada, Mzouazia, Kani Be, la Cité des métiers de Mamoudzou, le Centre Jeunesse et l’AJP de Pamandzi en Petite Terre. « Et bientôt, ce sera au tour de Koungou qui aura elle aussi sa Cité des métiers, et nous avons lancé un bus numérique qui fait le tour de Mayotte, pour toucher les gens en proximité, car la Cité des métiers s’appuie sur les besoins de chaque commune. Ces actions sont nécessaires si on veut lutter contre l’illectronisme dans le département », nous explique Youssouf Moussa, le directeur du CARIF OREF. L’investissement global du programme commencé en 2017 « dépasse les 180.000 euros. »

Pour Patrick Bonfils, représentant l’Etat, c’est un travail « long et difficile » : « A l’ère du numérique, l’illectronisme doit être combattu, surtout en période de crise sanitaire où c’est indispensable pour les devoirs des scolaires, la formation, ou tout simplement, garder le lien avec la famille. » Le maire Ambdilwahedou Soumaïla souhaite équiper les 37 groupes scolaires de sa commune, « nous devons travailler ensemble en décloisonnant », encourageait-il l’Etat. Mariame Saïd, conseillère départementale chargée de la Formation invitait les jeunes à se rendre dans ces plateformes, quant au rectorat, il ne pouvait que se féliciter de « ces points numériques qui sont essentiels pour la scolarité des jeunes, et le maintien de leurs liens avec la famille », soulignait Sylvie Malo, Chef de service Information et orientation.

A.P-L.

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