Dominique Sorain : "les enfants doivent pouvoir revenir à l'école"

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Dominique Sorain salue une réserviste de la police nationale.
Dominique Sorain salue une réserviste de la police nationale.

Pour sa première visite d’un établissement scolaire à Mayotte, Dominique Sorain a choisi le plus gros collège de France. Doujani, avec ses presque 2000 élèves, est le lieu de tous les enjeux, sur le plan pédagogique, mais aussi de la sécurité. « L’enjeu dans un établissement comme le nôtre, c’est lire, écrire et parler, explique le principal au préfet. La prévention de la délinquance, ça va se jouer sur la pédagogie. Notre problème c’est la maîtrise de la langue puisque les élèves ne parlent français qu’en classe, 24 heures par semaine. »

La visite a aussi été l’occasion de parler apprentissage. « Je viens de voir une classe avec des élèves en difficulté qui sont réinsérés par des stages en entreprise. Ils pourraient se retrouver en apprentissage, c’est une piste à travaille car je crois beaucoup à l’apprentissage » commente M. Sorain.

« 2000 élèves c’est impressionnant » a noté le préfet en visitant le collège. « Je suis venu voir le dispositif de sécurisation mis en œuvre. J’ai vu une belle mobilisation puisqu’il y a aussi des parents d’élèves mobilisés autour du collège. »

« Responsabilité de chacun »

A l’extérieur, la sécurité est partagée entre la police nationale et municipale, les EMS du Vice-rectorat, les service civique du commissariat et les réservistes civils de la police. Contrairement aux réservistes de la gendarmerie, ces derniers ne portent pas d’arme et se voient surtout confier un rôle de prévention sur le secteur qui leur est attribué.

Cet élève croise-t-il les doigts pour que le préfet apporte des solutions s'avenir ?
Cet élève croise-t-il les doigts pour que le préfet apporte des solutions d’avenir ?

Toutefois l’émissaire du gouvernement n’a pu que constater et déplorer un absentéisme encore marqué à l’échelle du département en raison des barrages qui perdurent. « Les enfants doivent pouvoir revenir à l’école, a-t-il estimé. La circulation est aujourd’hui un problème à Mayotte. Je suis aussi allé à l’hôpital et il y a des problèmes liés à la circulation. Des parents qui amènent tardivement leur enfant malade à l’hôpital. Pour les barrages qui restent, je vais faire un point aujourd’hui, mais j’en appelle aussi à la responsabilité de tout le monde. » Il rappelle qu’il y a « un travail en cours avec les Comores pour que la situation redevienne normale. Travaillons tous pour l’avenir de Mayotte, plaide-t-il. Il faut y aller à fond pour qu’on ait des perspectives en commun de développement du territoire. »
Interrogé plus précisément sur l’éventualité d’un recours à la force pour libérer les axes de circulation, le représentant de l’Etat est resté évasif, en se gardant bien d’écarter la moindre hypothèse. « Je vais voir dans la journée comment ça évolue pour prendre une décision. »

Y.D.

 

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