Les deux mesures ont été prises, ces dernières semaines, pour éviter, d’une part, la hausse du prix du pain et celui du kilo du riz à 600 francs (1,2 euro), d’autre part, qui a connu une augmentation réelle de plus de 35%. Le gouvernement a ainsi promis une subvention de 400 millions de francs comoriens aux boulangers et 1,2 milliard à l'ONICOR, correspondant à la taxe prélevée de juillet à décembre 2022. Ces mesures sont loin d’atténuer l’inflation qui tenaille le quotidien des Comoriens.

Comores : le gouvernement subventionne le riz ordinaire et le pain à 3,4 millions d’euros

Les deux mesures ont été prises, ces dernières semaines, pour éviter, d’une part, la hausse du prix du pain et celui du kilo du riz à 600 francs (1,2 euro), d’autre part, qui a connu une augmentation réelle de plus de 35%. Le gouvernement a ainsi promis une subvention de 400 millions de francs comoriens aux boulangers et 1,2 milliard à l'ONICOR, correspondant à la taxe prélevée de juillet à décembre 2022. Ces mesures sont loin d’atténuer l’inflation qui tenaille le quotidien des Comoriens.

Le gouvernement comorien a décidé de subventionner deux produits stratégiques très consommés par la population : le pain et le riz ordinaire. L’Etat ne met pas la main à la poche mais cède, en grande partie, des recettes qui devraient lui revenir. En tout, les techniciens du ministère de l’Economie avancent le chiffre d’un milliard six cent millions de francs comoriens, soit 3,4 millions d’euros. « Ce sont des mesures immédiates. Il y aura prochainement une évaluation qui nous permettra de savoir ce qu’il faut faire sur le moyen terme », a expliqué Abdou Nassur Madi, le directeur général de l’Economie et du Commerce.

Le gouvernement veut stabiliser les prix de ces deux produits

Les deux mesures ont été prises, ces dernières semaines, pour éviter, d’une part, la hausse du prix du pain et celui du kilo du riz à 600 francs (1,2 euro), d’autre part. Le prix du kilo de ce dernier produit a toutefois connu une augmentation réelle de plus de 35%, passant de 300 francs comoriens (0,61 euro) à 400 francs (0,81 euro).

La première subvention concerne le pain. Devant les rumeurs d’une hausse de ce produit très prisé aux Comores, les autorités ont anticipé des discussions avec les principaux boulangers du pays. Objectif : éviter toute hausse de la baguette. « Nous avons travaillé avec les boulangers. Nous sommes là pour officialiser le compromis obtenu », avait souligné le ministre de l’Economie, Ahmed Ali Bazi, assurant que « tout sera fait pour empêcher une hausse du prix du pain ». Le gouvernement a ainsi promis une subvention de 400 millions de francs comoriens (814.000 euros) aux boulangers.

La deuxième subvention a été annoncée, dans la foulée, pour épargner l’éventualité d’un prix du kilo de riz à 600 francs, un seuil jamais atteint depuis 1975. Le gouvernement renonce la taxe unique que l’Office national d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR) devrait payer. En moyenne, la société réceptionne 60.000 tonnes de riz chaque année pour 2,4 milliards de taxes versées à l’Etat.

Le gouvernement évite le prix de kilo de riz à 600 francs

Des mesures insuffisantes face à l’inflation

Une simulation permet d’évaluer à 1,2 milliard, le montant de cette taxe au deuxième semestre 2022. « C’est presque la moitié puisqu’il nous reste 30.000 tonnes de juillet à décembre. Une tonne vaut 30.000 francs comoriens de taxe (60 euros). C’est donc 1,2 milliard que l’Etat devrait recevoir pendant cette période conventionnelle de six mois. Dans six mois, l’ONICOR ne va rien payer. Il s’agit d’une exonération de taxe« , a souligné Ben Abdallah Youssouf du Service de communication de l’ONICOR qui annonce l’arrivée ces jours-ci de « 12.000 tonnes de riz » censées mettre fin à la grave pénurie de ce produit dans le pays.

En dépit d’une bonne volonté des autorités, ces mesures sont loin d’atténuer l’inflation qui tenaille le quotidien des Comoriens après la hausse des prix des produits pétroliers. Les prix des denrées de base ont fortement explosé aux Comores. Ternes voire même débordés, les services en charge du contrôle des prix sont pointés du doigt. Les commerçants font la loi dans les marchés. Ces derniers, la majeure partie d’entre eux, s’estiment « trop taxés » et disent répercuter lesdites taxes sur les consommateurs. Mais, de nombreux citoyens observent, impuissants, à une révision quasi régulière à la hausse du prix du même produit d’une journée à une autre.

A.S.Kemba, Moroni

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