Remise à plat de l’espace Schengen : et les outre-mer dans tout ça ?

Entre deux débats avec les élus communaux, le président Macron vient d’entrer dans la campagne pour les Européennes, en publiant un texte dans les 24 langues de l’UE. Parmi les annonces fortes, la remise « à plat de l’espace Schengen ». Les RUP auraient-elles leur place ?, se demande en substance le sénateur Thani Mohamed.

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Le bureau des étrangers de la préfecture à Mayotte

Regroupant 26 Etats européens, l’espace Schengen autorise la libre circulation des personnes et harmonise les contrôles des voyageurs en leur sein. Les départements, collectivités et territoires d’Outre-mer français n’en font pas partie, c’est pourquoi les étrangers non européens qui souhaitent voyager en outre-mer doivent obtenir un visa spécifique, autre qu’un visa « Schengen ». Or, les 5 DOM sont aussi des Régions ultrapériphériques européennes (RUP).

Profitant de cette opportunité, le sénateur Thani Mohamed Soilihi émet l’idée d’ouvrir le débat pour ces territoires. On comprend bien la démarche de l’élu Mahorais qui est de casser les titres de séjour d’exception, qui oblige les étrangers qui les détiennent, à rester sur le territoire.

Le texte du président n’est ni une ouverture ni un recul, mais une demande d’harmonisation des politiques d’asile « avec les mêmes règles d’accueil et de refus », sur l’ensemble des pays membres, et avec un « contrôle rigoureux » des frontières européennes vis-à-vis de l’extérieur, avec « une police des frontières communes et un office européen de l’asile ».

On ne va donc pas forcément vers une intégration des outre-mer français, qui étirent en la rendant élastique la conception des frontières voulues comme figées. Mais le débat est à lancer.

A.P-L.

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