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lundi 8 août 2022
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Etat des lieux officiel des services de la PJJ

La Protection Judiciaire de la Jeunesse, "combien de divisions ?" Depuis que la PJJ existe à Mayotte, son extension de la prise en charge des mineurs s'était faite sans véritable état des lieux officiel. C'est désormais réparé .

Le STEMOI est officiellement né depuis le 5 avril 2018, nous apprend le Journal Officiel de ce mercredi, date de l’arrêté du ministère de la Justice qui donne une validation juridique au Service Territorial Educatif de Milieu Ouvert et d’Insertion, à Mayotte, piloté par la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Il est situé au centre Maharadja à Kawéni.

Il permet à de jeunes délinquants d’être soustraits pour un laps de temps déterminé, à leur environnement proche. Le placement a pour objectif d’intégrer les mineurs dans une vie quotidienne de groupe, d’organiser des activités, notamment durant les temps forts que sont les soirées, les week-ends et les vacances. Parallèlement, les mineurs placés peuvent poursuivre leur scolarité ou leur formation.

En journée ou hébergés

Liliane Vallois, directrice de la PJJ

Il est composé des quatre unités éducatives : une unité éducative de milieu ouvert, dénommée, UEMO Nord Mamoudzou, une unité éducative de milieu ouvert, dénommée, UEMO Sud Mamoudzou, une unité éducative d’hébergement diversifié, dénommée, UEHD Mamoudzou, d’une capacité théorique d’accueil de 24 places, filles et garçons, de 13 à 18 ans, et d’une unité éducative d’activités de jour, dénommée, UEAJ Mamoudzou, d’une capacité théorique d’accueil de 24 places, filles et garçons, de 13 à 18 ans. Tous les 4 sur le même site, au Centre Maharadja de Kawéni.

L’UEHD permet l’hébergement individuel en structure collective et l’hébergement en familles d’accueil. Ce dispositif permet aux adolescents de trouver un compromis entre besoin d’accompagnement et acquisition d’une nécessaire autonomie. “A l’origine, il n’y avait que 12 places, nous en avons maintenant 24”, se réjouit Liliane Vallois, directrice de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.

L’UEAJ organise des activités scolaires, professionnelles, culturelles et sportives adaptées aux mineurs qui font l’objet d’une décision judiciaire mise en œuvre par un établissement ou un service du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse.

« L’Etat assume sa partition »

Il y a 10 ans, seules la PJJ et Tama prenaient en charge les jeunes mineurs

L’admission des jeunes se fait sur ordonnance judiciaire, décidée par un Juge des Enfants ou un Juge d’instruction ayant en charge les affaires de mineurs.

Ce service territorial éducatif de milieu ouvert et d’insertion de Mamoudzou assure 4 missions. L’apport d’éléments d’information et d’analyse susceptibles d’éclairer l’autorité judiciaire dans le cadre de sa prise de décision, la mise en œuvre, dans l’environnement familial et social des mineurs et des jeunes majeurs, des décisions civiles et pénales. Le cas échéant, apporter aide et conseil à la famille du mineur, les interventions éducatives dans les quartiers des établissements pénitentiaires spécialement réservés aux mineurs. Le dernier axe concerne « l’après ». Il s’agit d’apporter une aide à l’insertion sociale et professionnelle. “C’est l’officialisation de l’évolution de la PJJ, résume Liliane Vallois, elle nous permet d’avoir des moyens en adéquation avec l’accueil”

Et l’évolution de la structure ne s’arrête pas là, puisque le Centre Educatif Renforcé (CER) est sur les rails, qui permettra de mettre en place une alternative à l’incarcération: “Nous avons lancé les appels à projet, et le choix devrait être entériné en juin 2018.”

Anne Perzo-Lafond
Lejournaldemayotte.com

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