Agression au domicile: la technique pour faire sortir les gens de chez eux

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Comment pénétrer chez les gens alors qu’ils se calfeutrent de plus en plus? Les cambrioleurs ont trouvé la parade. Dans deux affaires, les événements ont pris une tournure particulièrement dramatique.

Gendarmerie gyrophareDeux histoires étonnamment similaires ont eu lieu en fin de semaine dernière dans le nord de Mayotte. Et elles sont très inquiétantes. Car si au fil du temps, les méthodes mises en œuvre pour réaliser des cambriolages évoluent, cette nouvelle pratique a donné lieu à deux histoires terribles qui, chacune, se sont soldées par le viol d’une femme.

Les cambriolages commis en présence des habitants chez eux ont très fortement inquiété lorsqu’ils sont devenus monnaie courante. Mais face à la méfiance et aux comportements toujours plus obsessionnels en matière de sécurité de la population, les deux actes de la semaine dernière laissent apparaître que les malfrats continuent de s’adapter eux aussi aux réactions de leurs victimes potentielles.

Coupure

A Dzoumogné, il était 23 heures lorsque l’habitation d’une femme est brutalement plongée dans le noir. Ce n’est visiblement pas une coupure générale, les lumières du village sont encore visibles. Conclusion logique, le compteur a sauté.

Même scène, à Mtsamboro. Cette fois-là, il est 7h45 et brutalement l’électricité est coupée. Dans les deux cas, comme dans de très nombreuses maisons à Mayotte, le compteur électrique est à l’extérieur de la maison. Si le courant est coupé, il faut donc sortir de chez soi pour réenclencher le compteur.

Gendarmerie logoSauf que dans ces deux cas, la coupure résultait d’un acte malveillant. Chez ces personnes, le compteur avait été volontairement coupé par un individu qui voulait commettre un cambriolage.

Un cambriolage qui tourne au viol

A Mtsamboro par exemple, l’individu s’était caché derrière la porte de l’habitation, attendant simplement que l’occupante sorte.
Comme attendu, la porte s’ouvre et la femme est alors violemment prise à partie par le cambrioleur. Il cherche du matériel informatique et des objets de valeurs, tout ce qui peut avoir un peu de prix et une revente facile. Il l’emmène dans sa chambre, lui demande de vider les sacs qui y sont stockés. Mais le voleur va se transformer en violeur. L’horreur.

La jeune femme, âgée de 25 ans, va tout de même réussir à mettre son agresseur en fuite en lui portant un coup de pied violent «dans l’abdomen», a indiqué la gendarmerie. Le coup va mettre l’agresseur en fuite.

Empreintes génétiques

Les gendarmes de la section de recherche vont très rapidement se rendre sur place avec les techniciens en investigations criminelles et vont parvenir à récupérer suffisamment de prélèvements pour identifier l’ADN du violeur. Les fichiers connaissaient l’individu qui a été retrouvé, interpellé et placé en détention provisoire. Pour cet acte sordide, il pourrait passer devant la cour d’assise l’année prochaine.

A Dzoumogné, la victime n’a malheureusement pas réussi à se dégager. Le voleur qui, là aussi a violé l’occupante de la maison, a pris le temps de nettoyer l’habitation avant de partir. Mais là encore, les traces ont parlé. Lui aussi a été arrêté et envoyé à Majicavo en attendant son procès.

Ce qui ne manquera pas de surprendre dans ces deux actes terribles, c’est le même mode opératoire pour accéder à l’habitation et aux victimes, de la part de deux individus, qui ne se connaissent pas… Signe que la technique est déjà probablement banalisée.

RR
www.lejournaldemayotte.com

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