La hache de guerre de l’aérien semble enterrée… La compagnie Ewa Air va pouvoir lancer ses premiers vols vers le sol Grand-comorien alors qu’Inter Iles a repris ses rotations.

L'ATR d'Ewa Air
L’ATR d’Ewa Air

Le contentieux entre les États français et comorien par compagnies aériennes interposées semble clos. La Direction générale de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie comorienne a donné samedi son accord : la compagnie Ewa devrait pouvoir faire décoller son premier avion vers Moroni.

Une « approbation du Programme de vols donnée à titre provisoire pour 6 mois renouvelable » comme l’indique le document du ministère chargé des Transports. D’après nos informations, le dossier serait remonté jusqu’à la présidence de l’Union des Comores qui a donc donné son aval. Mais du côté d’Ewa, on n’est plus sûr de rien: « nous attendons une autorisation ferme du premier vol vers Moroni ». Il devrait avoir lieu dimanche indique la direction qui n’a pu anticiper sur le vol prévu mardi 12 novembre.

Le SAAB 340 d'Inter Iles
Le SAAB 340 d’Inter Iles

La réciprocité aérienne étant la condition sine qua non de l’accord des autorités françaises, Inzoudine Seffoudine, directeur général d’Inter Iles Air, se réjouissait hier dimanche d’avoir reçu l’autorisation écrite de la DGAC française de décoller. Son SAAB 340 s’est donc envolé ce lundi vers Anjouan, puis Moroni avant de revenir à Dzaoudzi en fin de matinée : «l’avion est aux deux tiers plein. La suspension des vols a engendré une perte d’exploitation de 300 000 euros» indique-t-il, en soulignant qu’aucune compagnie d’assurance ne couvre ce risque lié à une décision politique.

Alors qu’Ewa n’avait, elle, pas encore commencé la desserte vers Moroni, rappelons malgré tout que la ligne Dzaoudzi-Moroni était déjà desservie par la compagnie Air Austral, majoritaire au capital d’Ewa.

Anne Perzo-Lafond