Faouzia Kordjee sous la pluie aux côtés de la ministre Girardin
Faouzia Kordjee sous la pluie aux côtés de la ministre Girardin

Droit du sol, plan d’investissement, racisme… aucun thème n’est épargné dans le communiqué de l’association de défense des victimes, l’ACFAV destiné à la ministre des Outre-mer.

La présidente Faouzia Kordjee et sa vice-présidente Sophiata Souffou sont des figures du paysage mahorais. Elles se réjouissent des propos de la ministre sur France Inter ce mardi, indiquant que « l’État français était prêt à modifier la Constitution pour régler le problème du statut de l’Hôpital à Mamoudzou. La France s’apprête à remettre en question le Droit du Sol en réaction aux difficultés de Mayotte », et que « les retards accumulés sur Mayotte étaient très importants » et nécessitaient des investissements conséquents.

Moins enthousiastes sur la frilosité du gouvernement à débourser les 2 milliards d’euros sur 10 ans, pour le Fonds Exceptionnel de Rattrapage des élus de Mayotte.

Elles critiquent en chœur que « la France métropolitaine se plait souvent à nous décrire, nous mahorais, comme racistes. On prétend que nous sommes indifférents au drame de l’immigration clandestine. Madame la Ministre, c’est faux. Comoriens et Mahorais partagent la même religion, l’Islam. Une religion de paix, une religion humaniste, une religion qui place au-dessus de tout l’âme humaine ».

Elles engagent la ministre à suggérer en conseil des ministre au Premier ministre de mettre en place une « nouvelle politique », « vous allez faire des économies, vous allez pouvoir sauver des vies humaines, et vous allez pouvoir contribuer efficacement au développement des Comores. Tout Mayotte a réfléchi à son avenir. Les Mahorais ont proposé des mesures sur lesquelles ils travaillent encore. Je vous invite à prendre connaissance des trois premières mesures. »

« Madame la Ministre, les Français de métropole s’entêtent à vouloir nous renvoyer à l’Union des Comores. Comme eux nous sommes noirs. Comme eux nous sommes musulmans. Et ces deux critères semblent suffisants à nous exclure de la Nation française. Madame la Ministre, peut-être avez-vous vu ce matin le rassemblement des Mahorais place de la République à Mamoudzou », où des milliers de Mahorais se sont rassemblés, « Les Mahorais ont, une fois de plus, fait la démonstration éclatante de leur attachement à la République française. Cette République, notre République, n’a pas de couleur de peau, n’a pas de religion. Notre République Française est portée par un projet national, un projet qui s’appuie sur trois principes. La liberté, l’égalité et la fraternité. »

Pas sûr que la ministre encore en discussion à Mayotte à 21h, soit présente demain en conseil des ministres…