Depuis le 15 et jusqu’au 26 juin, Hawa Mayotte, observatoire agréé de surveillance de la qualité de l’air à Mayotte, prend part à une opération inédite de comparaisons inter-laboratoires organisée à La Réunion par Atmo Réunion, avec le concours de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques). Cette campagne technique, menée à Sainte-Marie, constitue une première pour les territoires ultramarins de l’océan Indien.
Vérifier la fiabilité des équipements
Ces « essais d’aptitude », également appelés comparaisons inter-laboratoires (CIL), visent à vérifier la fiabilité des équipements utilisés pour surveiller la qualité de l’air. Jusqu’à présent réservés aux Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA) de l’Hexagone, ces exercices ont été progressivement ouverts aux Outre-mer à l’initiative du Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA).
L’objectif est de s’assurer que les instruments de mesure embarqués dans les laboratoires mobiles respectent les exigences européennes en matière de surveillance de la qualité de l’air. Les résultats permettront de garantir la robustesse, la précision et la comparabilité des données produites par Atmo Réunion et Hawa Mayotte.
Les contrôles portent notamment sur les principaux polluants atmosphériques suivis dans le cadre réglementaire : les oxydes d’azote (NOx, incluant le monoxyde d’azote NO et le dioxyde d’azote NO₂), le dioxyde de soufre (SO₂), le monoxyde de carbone (CO) et l’ozone (O₃).
Une démarche qui contribue à garantir la qualité des données
Pour accueillir cette opération, Atmo Réunion a mobilisé une station fixe, son laboratoire de métrologie ainsi que deux remorques dédiées aux instruments de mesure des deux observatoires. Trois experts de l’Ineris, trois spécialistes d’Hawa Mayotte et les équipes techniques d’Atmo Réunion participent à cette campagne.
Au-delà de l’aspect technique, cette démarche représente un gage de confiance pour les citoyens et les décideurs publics. Elle contribue à garantir la qualité des données utilisées pour élaborer les politiques environnementales et de santé publique dans les territoires ultramarins.
Pour Hawa Mayotte, cette participation confirme également l’intégration progressive de l’île aux dispositifs nationaux d’excellence en matière de surveillance de la qualité de l’air.
V.D


