Selon l’Insee, à Mayotte de février à novembre 2025, le nombre de nuitées dans les hébergements ouverts a baissé de 14 % par rapport à la même période de 2024 alors que le taux d’occupation, quant à lui, a augmenté de 6 points du fait de la demande soutenue de personnels exerçant des missions de service public sur le territoire.

Malgré une demande soutenue le tourisme peine à repartir

Selon l’Insee, à Mayotte de février à novembre 2025, le nombre de nuitées dans les hébergements ouverts a baissé de 14 % par rapport à la même période de 2024 alors que le taux d’occupation, quant à lui, a augmenté de 6 points du fait de la demande soutenue de personnels exerçant des missions de service public sur le territoire.

Une capacité d’accueil en baisse de 20%…

En décembre 2025, un an après le passage du cyclone Chido, le parc des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte est composé de 15 hôtels dont 3 classés (3 ou 4 étoiles), et de 2 résidences hôtelières. Ces 17 structures cumulent une capacité d’accueil de 378 chambres, « en recul de 20 % par rapport à novembre 2024 (96 chambres de moins) », d’après l’étude de l’Insee.

Parmi les 17 structures ouvertes, 8 n’ont rouvert que partiellement en raison de l’indisponibilité de certaines chambres endommagées par le passage de Chido. Dans ces 8 établissements, la capacité d’accueil est donc réduite par rapport à fin novembre 2024, avant Chido, de plus de 30 % pour certains d’entre eux. Au total, ils proposent 53 chambres de moins qu’avant le passage du cyclone.

La capacité d’accueil des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte est localisée dans 7 communes : 44 % à Mamoudzou, 29 % sur Petite-Terre et 27 % sur Grande-Terre hors Mamoudzou. La plupart des établissements sont de petite taille : 6 d’entre eux offrent de 5 à 9 chambres et 9 établissements de 10 à 39 chambres. Seules 2 structures offrent plus de 40 chambres, concentrant 40 % de la capacité d’accueil totale. La capacité moyenne de l’ensemble des structures s’élève à 22 chambres et appartements.

Par ailleurs, trois établissements, ouverts avant le passage de Chido, sont restés fermés depuis. La capacité d’accueil des établissements de Mayotte est ainsi inférieure de 20 % à celle en novembre 2024, avant Chido.

« Les données couvrent la période de février à décembre 2025, tandis que les évolutions sont calculées sur la période de février à novembre 2025 comparée à la période correspondante de l’année 2024. De plus, les données mensuelles de 2024 ont été révisées suite à la réintégration d’un hébergement dans le parc », indique l’Insee.

… mais un taux d’occupation des chambres en hausse de 6 points

Le passage du cyclone Chido a eu un impact immédiat sur le parc des hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme à Mayotte. Le taux d’occupation des chambres s’élève à 79 % sur les 11 derniers mois de l’année 2025. Il atteint son niveau le plus haut en février (89 %), mois où la capacité d’accueil est la plus faible, et son niveau le plus bas (74 %) en août. Cela est dû en partie à la présence sur le territoire de personnels exerçant des missions de service public et de sécurité, notamment les personnels de santé, les gendarmes, les policiers, les militaires et également une organisation non gouvernementale (ONG) chargée de distribuer des repas aux sinistrés, « tous venus de l’extérieur de l’île pour aider la population à faire face aux conséquences du cyclone ».

Ainsi, de février à novembre 2025, le taux d’occupation augmente de 6 points par rapport à la même période de 2024 pour atteindre 79%.

D’après l’Insee, de février à décembre 2025, les hôtels et autres hébergements collectifs de tourisme de Mayotte ont enregistré 149.500 nuitées, « soit une baisse de 14 % par rapport à la même période de 2024 ». Parmi ces nuitées, 62 % sont « des nuitées pour affaires » (gendarmes, soignants, etc.).

Quant à l’aéroport Marcel Henry, il se classe au 27e rang (sur 51) des aéroports français, Outre-mer compris. Il a ainsi accueilli 9% de passagers de plus qu’en 2024, soit 461.500 voyageurs.

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