Dans un communiqué de presse transmis ce vendredi 19 juin, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) annonce avoir acté la veille, jeudi 18 juin, l’élection de Maymounati Moussa à la présidence de sa Délégation aux Outre-mer, première du genre parmi les trois délégations ultramarines des institutions consultatives et parlementaires françaises. Une désignation unanime qui intervient dans le cadre de la nouvelle mandature 2026-2031.
Une élection unanime et un signal politique fort
Conseillère du Groupe des Outre-mer et représentante du bassin océan Indien, Maymounati Moussa prend la tête de la Délégation aux Outre-mer du CESE après un vote à l’unanimité des membres de cette formation de travail. Cette élection intervient dans la continuité de l’installation de la nouvelle gouvernance de l’institution, marquée notamment par la prise de fonction de la présidente du CESE Claire Thoury et de la vice-présidence assurée par Shirley Billot.
Dans son projet présenté devant les conseillers, la nouvelle présidente a défendu une vision ambitieuse des Outre-mer, appelant à dépasser une approche compensatoire pour les considérer comme un levier stratégique national, notamment sur les plans économique, maritime, environnemental et géopolitique.
Une délégation au cœur des travaux du CESE
Créée en 2010, la Délégation aux Outre-mer constitue la plus ancienne des trois structures dédiées aux territoires ultramarins au sein des institutions consultatives et parlementaires françaises, devant celles du Sénat et de l’Assemblée nationale. Elle a pour mission d’assurer la prise en compte des réalités ultramarines dans les travaux de l’institution, en lien avec les commissions thématiques en cours d’installation dans cette nouvelle mandature.
À ce titre, Maymounati Moussa sera chargée d’organiser, coordonner et piloter les travaux, études et rapports de la Délégation, avec l’appui de deux vice-présidentes nouvellement élues, Nadine Hafidou et Sabine Roux de Bézieux. Le Groupe des Outre-mer du CESE s’est félicité de cette désignation, tout en soulignant la responsabilité attachée à cette fonction, dans un contexte où l’institution entend renforcer la visibilité et l’impact des territoires ultramarins dans la fabrique des politiques publiques nationales.
Mathilde Hangard


