Dans un communiqué publié ce mercredi 9 septembre, le SNUEP-FSU Mayotte rapporte la mobilisation de plus d’une cinquantaine de personnels du lycée de Sada, qui dénoncent des conditions de rentrée difficiles.

Une rentrée sous tension pour les personnels du lycée de Sada

Dans un communiqué publié ce mercredi 9 septembre, le SNUEP-FSU Mayotte rapporte la mobilisation de plus d’une cinquantaine de personnels du lycée de Sada, qui dénoncent des conditions de rentrée difficiles.

Décidément, la rentrée à Mayotte ne se fait pas sous les meilleurs auspices. Après le lycée du Nord, dont les parents et les personnels dénoncent depuis plusieurs jours maintenant des conditions d’accueil et d’enseignement inadmissibles pour les élèves, c’était au tour du lycée de Sada, ce mercredi, de protester contre les problèmes rencontrés depuis la rentrée.

Réunis en assemblée générale ce mercredi matin, plus de cinquante employés du lycée ont voté pour un débrayage. Parmi les difficultés signalées, des emplois du temps mal organisés, avec des trous de quatre à cinq heures pour certains élèves et des journées parfois très intenses. À cela s’ajoute, des changements de salles fréquents qui obligent élèves et enseignants à circuler entre les différents bâtiments.

D’autres difficultés sont aussi pointées du doigt : des salles attribuées à deux cours en même temps, le non-respect de certains souhaits concernant les horaires et les salles de classe. Des  problèmes de matériels compliquent aussi le quotidien, en particulier, des ordinateurs en panne, des difficultés d’accès à certains locaux à cause de clés, des problèmes de climatisation et des portes coupe-feu qui se rabattent brutalement.

Pour le SNUEP-FSU Mayotte, cette série de problèmes ne relève pas uniquement de difficultés techniques, mais pèse aussi sur la santé et le bien-être des employés. Selon le syndicat, cette accumulation peut entraîner du stress, de la fatigue et des tensions, et ainsi aggraver les risques psychosociaux au sein de l’établissement.

Le personnel du lycée de Sada, demandent donc des solutions immédiates de la part de la direction, en particulier concernant leurs conditions de travail, la sécurité et l’organisation des cours.

En attendant, une nouvelle assemblée est prévue lundi prochain, 14 septembre, à 9h55 afin de faire le bilan de la situation, des réponses fournies et des actions à entreprendre suite à la mobilisation.

Shanyce MATHIAS ALI

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.