La situation se tend au lycée de Sada. Une quarantaine d’enseignants ont décidé d’exercer leur droit de retrait, considérant être confrontés à « un danger grave et imminent » pour leur sécurité et leur santé.
À l’origine de cette mobilisation, les personnels évoquent des conditions de travail fortement dégradées, auxquelles s’ajouteraient des faits de violence qu’ils qualifient d’« extrêmement graves ». Pour les enseignants mobilisés, la situation aurait atteint un niveau ne leur permettant plus d’assurer leurs cours dans des conditions normales de sécurité et de sérénité.
Des faits qui auraient été « minimisés »
Les professeurs contestent également la manière dont les événements récents auraient été présentés par la direction de l’établissement. Selon eux, les faits communiqués auraient été minimisés et ne rendraient pas compte de la réalité vécue au sein du lycée.
Une présentation qui alimente, expliquent-ils, « le sentiment d’incompréhension et d’inquiétude » parmi les personnels. Les enseignants demandent que les différents incidents soient établis de manière objective, documentés et portés à la connaissance des autorités compétentes.
Ils estiment que la reconnaissance de la réalité de la situation constitue un préalable indispensable à la mise en œuvre de mesures adaptées.
Des mesures immédiates réclamées
À travers l’exercice de leur droit de retrait, les personnels veulent désormais adresser un signal d’alerte à l’administration. Ils réclament notamment une évaluation précise des risques auxquels sont exposés personnels et élèves ainsi que la mise en place de mesures immédiates permettant de garantir leur sécurité.
Les enseignants demandent également des réponses concrètes concernant leurs conditions de travail et souhaitent l’ouverture d’un véritable dialogue avec l’administration afin de trouver des solutions durables.
Ils insistent par ailleurs sur la nécessité que les faits signalés ne soient pas minimisés et que leur gravité soit pleinement prise en compte.
Avec cette mobilisation d’une quarantaine de professeurs, le mouvement dépasse, selon eux, la seule question des conditions de travail. Les personnels disent vouloir alerter sur une inquiétude plus profonde concernant leur sécurité et leur santé au sein de l’établissement.
Ils attendent désormais de l’administration « une réponse à la hauteur de la gravité de la situation ».


