Dès 5h45 lundi matin, les premiers parents d’élèves sont devant les grilles du lycée de la Cité du Nord. Pour le début de cette troisième semaine de blocage, la mobilisation prend de l’ampleur au fil des heures. Près de 180 personnes se retrouvent finalement devant l’établissement. En fin de matinée, des parents demandent le départ de la rectrice de Mayotte.
Une centaine de parents présents

La journée commence très tôt, devant les grilles du lycée. À 5h45, les premiers parents sont déjà présents. Puis le groupe grossit. Une centaine de parents d’élèves participent à la mobilisation dans la matinée, une présence qui surprend les syndicats engagés dans le mouvement depuis le début. Parents, enseignants et représentants syndicaux se retrouvent d’abord devant l’établissement, avant de tenir une assemblée plénière. Près de 180 personnes sont alors réunies.
Les participants se disent alors « toujours déterminés » à poursuivre le mouvement. Une rencontre avec la directrice de cabinet de la rectrice avait circulé comme une possibilité, à condition qu’elle se fasse « avec tout le monde », martelaient les manifestants. Mais dans la matinée, ni la rectrice ni sa directrice de cabinet ne sont finalement présentes au lycée, et aucune information n’est donnée sur une éventuelle future visite du rectorat.
Du côté des personnels mobilisés, après plusieurs jours sans cours, la volonté est aussi de maintenir un lien pédagogique avec les élèves malgré le blocage. « On va envoyer des cours et des exercices pour nos élèves car on sait que certains sont inquiets de ne pas pouvoir étudier, donc on va le faire », expliquent-ils.
Les élus du Nord arrivent à leur tour

Vers 9 heures, une assemblée générale se tient devant les grilles. Les parents réaffirment leur volonté de rencontrer directement la rectrice. Une déléguée des parents d’élèves rappelle les raisons de leur mobilisation, et insiste notamment sur la nécessité de disposer d’une cantine. Les parents restent sur place toute la matinée, aux côtés des enseignants et des représentants syndicaux.
À 11h15, les élus du Nord, parmi lesquels le maire d’Acoua, arrivent devant le lycée afin d’apporter leur soutien aux manifestants. Ils repartent vers midi avec pour mission de transmettre à la rectrice le message des personnes mobilisées, qui se disent prêtes à la rencontrer sur place et réaffirment que leurs revendications restent inchangées.
Vers 11h45, le ton monte finalement d’un cran. Des dizaines de parents d’élèves demandent pour la première fois le départ de la rectrice de Mayotte. « Si la rectrice ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner », lancent-ils devant le lycée.
Mathilde Hangard


