CocoBeach Hamjago et CocoBoat Mayotte suspendent exceptionnellement leurs activités jusqu’au 20 août inclus. Elles invoquent des actes de sabotage, des pressions sur leur activité et les difficultés liées à la concurrence informelle.

CocoBeach Hamjago et CocoBoat Mayotte ferment temporairement leurs portes

CocoBeach Hamjago et CocoBoat Mayotte suspendent exceptionnellement leurs activités jusqu’au 20 août inclus. Elles invoquent des actes de sabotage, des pressions sur leur activité et les difficultés liées à la concurrence informelle.

« Cette décision n’est pas prise à la légère » explique Maxime Tichadou, co-dirigeant des deux structures. Dans un communiqué, les directeurs expliquent cette décision par un contexte qu’ils jugent de plus en plus difficile pour leur activité. Ils évoquent notamment des « sabotages répétés » de leur outil de travail ainsi que des « pressions » exercées sur leur activité. Ils ne désignent toutefois ni les auteurs présumés de ces actes ni les structures qu’elles mettent en cause.

« La fermeture doit nous permettre de préserver nos équipes, de prendre les dispositions nécessaires et de préparer sereinement la reprise », expliquent-ils.

Une concurrence jugée difficile à supporter

CocoBeach Hamjago et CocoBoat Mayotte dénoncent également la coexistence entre les professionnels déclarés et certaines activités qu’elles qualifient d’informelles.

CocoBoat Mayotte affirme exercer depuis 2022 une activité déclarée de transport maritime de passagers. Selon l’entreprise, ses navires sont assurés et exploités par des marins professionnels diplômés et expérimentés, titulaires du brevet de Capitaine 200, formés à la sécurité maritime, la survie en mer et les premiers secours.

« La concurrence fait naturellement partie de toute activité économique et elle est légitime lorsqu’elle s’exerce dans des conditions équitables », estime Maxime Tichadou.

Une fermeture temporaire

« C’est une fermeture temporaire, insiste le dirigeant. On reprend nos activités le vendredi 21 août ». Il explique avoir choisi de gérer les difficultés rencontrées « par les voies appropriées ».

Il tient également à dissiper toute confusion avec l’accident maritime survenu la semaine dernière, qui a fait deux morts, et dont l’entreprise n’est absolument pas impliquée. « Je ne voulais pas que les gens croient que cette fermeture y était liée », éclaircit-il.

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