Initié par l’Association panafricaine d’éducation aux médias et à l’information (Class Pro), cet événement international se déroulera en amont de la Semaine mondiale de l’EMI (Global MIL Week 2026). Placé sous le haut parrainage du ministère camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, le salon rassemble des partenaires académiques et institutionnels de premier plan, tels que le CLEMI, CFI Médias, l’ESJ Lille, l’Alliance MIL UNESCO ou encore l’Ambassade de France au Cameroun.
Cette édition inaugurale s’articule autour d’un thème central : « Médias, citoyenneté numérique et démocratie : l’EMI sur tous les fronts ». Durant trois jours, les débats mettront l’accent sur les vulnérabilités informationnelles de la jeunesse, le développement de méthodes pédagogiques favorisant l’inclusion sociale, l’intégration de modules d’EMI au sein des rédactions et de la société civile, ainsi que la diffusion de pratiques africaines destinées à démocratiser l’accès à ces savoirs fondamentaux.
Tisser des coopérations internationales
À Mayotte, où plus d’un tiers de la population est scolarisé, l’apprentissage du discernement face aux flux numériques représente un défi prioritaire. Apprendre à décrypter la fabrication d’une actualité, vérifier les sources, démasquer les infox et aiguiser son esprit critique sont devenus des impératifs démocratiques vitaux.
La présence de L’Effet Pelapelaka vise à exposer les problématiques singulières du territoire tout en valorisant les actions d’accompagnement déjà mises en œuvre auprès de la jeunesse mahoraise. « La présence de Mayotte au SALEMI illustre la volonté des acteurs du territoire de ne pas se contenter de subir les vulnérabilités informationnelles. Des initiatives émergent, des professionnels s’engagent et des réponses adaptées aux réalités locales se construisent. Mayotte doit pleinement prendre part aux réflexions menées sur les enjeux liés à l’information, à la jeunesse et à la citoyenneté numérique », souligne avec force Abby Said Adinani.
Ce rendez-vous panafricain permettra d’intégrer pleinement Mayotte aux réseaux d’échanges internationaux, de confronter les méthodologies locales aux expériences du continent et de réaffirmer le rôle de l’éducation aux médias comme vecteur d’émancipation et de cohésion sociale.



