Le président du Département-Région de Mayotte, Ben Issa Ousséni, a signé, samedi 29 août 2026, au Québec des conventions de partenariat avec quatre Cégeps accueillant des jeunes Mahorais, une nouvelle étape dans une politique de mobilité lancée en 2022 et qui a déjà bénéficié à 65 étudiants. Pour la collectivité, l'enjeu dépasse désormais la seule poursuite d'études à l'étranger : il s'agit de former des compétences susceptibles de répondre aux besoins futurs de Mayotte, notamment dans la santé, l'ingénierie, l'environnement et le numérique.

Le Département-Région de Mayotte renforce ses partenariats de formation au Québec

Le président du Département-Région de Mayotte, Ben Issa Ousséni, a signé, samedi 29 août 2026, au Québec des conventions de partenariat avec quatre Cégeps accueillant des jeunes Mahorais, une nouvelle étape dans une politique de mobilité lancée en 2022 et qui a déjà bénéficié à 65 étudiants. Pour la collectivité, l'enjeu dépasse désormais la seule poursuite d'études à l'étranger : il s'agit de former des compétences susceptibles de répondre aux besoins futurs de Mayotte, notamment dans la santé, l'ingénierie, l'environnement et le numérique.

Le Département-Région de Mayotte entend renforcer sa coopération avec le Québec dans le domaine de la formation et de la mobilité des jeunes. En déplacement dans la province canadienne, son président, Ben Issa Ousséni, a signé, samedi 29 août 2026, des conventions avec quatre Cégeps (un établissement d’enseignement collégial public au Québec) qui accueillent chaque année des étudiants mahorais.

Cette signature marque, selon le Département-Région, « une nouvelle étape dans la coopération entre Mayotte et le Québec » et vient renforcer la politique menée par la collectivité en matière de mobilité, de formation et d’insertion professionnelle. Depuis 2022, le Département-Région accompagne les jeunes souhaitant poursuivre leurs études ou leur formation au Canada. 65 étudiants mahorais ont déjà bénéficié de cette politique de mobilité au Québec, indique la collectivité.

« Un investissement dans l’avenir de Mayotte » 

Mayotte, Département-Région, Québec, étudiants, Cégeps,
Des étudiants mahorais au Québec, dans le cadre de la politique de mobilité et de formation portée par le Département-Région de Mayotte.

Pour Ben Issa Ousséni, ces départs doivent être considérés comme un investissement plutôt que comme une perte pour le territoire. « Un jeune qui part se former à l’étranger n’est pas un jeune que Mayotte perd. C’est un jeune qui acquiert des compétences, une expérience et une ouverture sur le monde qui pourront demain bénéficier à son territoire », déclare le président du Département-Région dans le communiqué.

La politique de mobilité vise ainsi à permettre aux jeunes Mahorais d’acquérir des compétences et des expériences susceptibles de contribuer au développement de Mayotte, qu’ils choisissent ensuite de construire leur avenir sur le territoire, au Québec ou ailleurs.

Former aux besoins de demain

Mayotte, CHM, cancer, hémato-oncologie,
Une étudiante infirmière en stage dans le service d’hémato-oncologie au CHM. La santé fait partie des secteurs prioritaires identifiés par le Département-Région pour répondre aux besoins futurs de Mayotte. Mathilde Hangard / JDM

La coopération avec le Québec intervient dans un contexte où Mayotte connaît, selon la collectivité, d’importants besoins en compétences, notamment dans le cadre de la transformation et de la reconstruction du territoire.

Le Département-Région cite plusieurs secteurs stratégiques : la santé, le bâtiment, l’énergie, l’environnement, le numérique, le tourisme, l’agriculture, les transports et les services à la population. La mobilité internationale est dès lors présentée comme un outil de développement territorial.

« Notre politique de mobilité n’est pas seulement une politique éducative. C’est une véritable politique de développement. Nous voulons former des jeunes qui répondront aux besoins de l’économie mahoraise de demain », affirme encore Ben Issa Ousséni.

Des passerelles entre formations et marché du travail

La Réunion, parc automobile, agence de location, Speed Loc, Mayotte, stage, étudiant, BTS, Kawéni,
Un jeune en alternance en BTS au lycée des Lumières de Kawéni à Mayotte, en situation professionnelle dans une agence de location de voitures, à La Réunion. Mathilde Hangard / JDM

Le modèle des Cégeps québécois constitue, selon le Département-Région, un partenariat particulièrement intéressant en raison de son articulation entre formation, professionnalisation et proximité avec les entreprises.

Les conventions signées doivent permettre de consolider les parcours de mobilité, de favoriser les échanges d’expériences et de développer une coopération durable entre les établissements. La collectivité souhaite également renforcer les liens avec le monde économique afin de rapprocher davantage les formations, l’emploi et les besoins des entreprises.

L’ambition affichée est de construire progressivement « un véritable écosystème de coopération » entre Mayotte, les établissements d’enseignement supérieur, les entreprises et les institutions canadiennes.

Une coopération appelée à s’élargir ? 

Le Département-Région souhaite désormais aller au-delà des Cégeps et élargir progressivement cette coopération aux universités canadiennes. Six domaines sont identifiés comme prioritaires : la santé, l’ingénierie, l’environnement, le numérique, la recherche et l’innovation. La collectivité entend ainsi développer de nouvelles possibilités de coopération dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le territoire.

Le déplacement de Ben Issa Ousséni au Québec traduit également la volonté du Département-Région d’inscrire cette coopération dans le long terme. À terme, la collectivité souhaite renforcer la présence de Mayotte au Canada afin d’accompagner ses étudiants, de consolider les partenariats existants et de développer de nouvelles opportunités de coopération.

Le bilan communiqué par la collectivité fait état de 65 étudiants mahorais ayant bénéficié d’une mobilité au Québec depuis 2022, de quatre Cégeps partenaires concernés par les conventions signées et de 2022 comme année de lancement de l’accompagnement des jeunes Mahorais vers le Canada. Le président Ben Issa Ousseni invite ainsi les étudiants bénéficiaires de cette coopération à saisir cette opportunité, à développer leurs compétences et, pour ceux qui le souhaitent, à revenir mettre leur expérience au service de Mayotte.

Mathilde Hangard

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.