Suite à l’article du Canard enchaîné paru mercredi dernier, l’Université de Mayotte a tenu à rétablir les faits et répondre au Palmipède dans un communiqué en dénonçant les amalgames, selon elle, faits par le journal satirique.

L’Université de Mayotte répond à l’article du Canard enchaîné

Suite à l’article du Canard enchaîné paru mercredi dernier, l’Université de Mayotte a tenu à rétablir les faits et répondre au Palmipède dans un communiqué en dénonçant les amalgames, selon elle, faits par le journal satirique.

« L’article intitulé : « La fac de Mayotte a la mémoire qui rame » met gravement en cause l’Université de Mayotte et ses dirigeants. Il laisse notamment entendre que l’établissement aurait utilisé la cyberattaque de 2023 pour justifier l’absence de documents réclamés par la chambre régionale des comptes. Cette présentation est inexacte. Elle repose sur l’amalgame de faits, de procédures et de périmètres documentaires distincts », peut-on lire dans le communiqué.

L’Université explique qu’elle n’a jamais utilisé la cyberattaque de décembre 2023 comme prétexte pour se soustraire au contrôle de la chambre régionale des comptes. « Les équipes de l’établissement ont répondu aux demandes des magistrats et communiqué plusieurs centaines de documents ».

Par ailleurs, concernant le marché de renouvellement des imprimantes auquel fait référence le Volatile, l’Université de Mayotte indique que ce marché a été passé en octobre 2022, sous la précédente direction de l’établissement, pour une durée de 3 ans. « La direction actuelle n’était donc pas à l’origine de cette procédure de marché. Faire de l’absence de certaines pièces la preuve d’une volonté de dissimulation ou d’une volonté de tromper les magistrats est sans fondement. L’Université récuse formellement cette insinuation ».

L’article du Canard enchaîné affirme que seuls 111 fichiers auraient été chiffrés sur 19 515 fichiers examinés. Pour l’Université de Mayotte, ce chiffre ne représente pas l’ensemble du système d’information de l’université.« Les 19 515 fichiers concernés se trouvaient sur 2 serveurs de stockage seulement. Or, le système d’information comptait alors près de 500 000 fichiers répartis sur environ 70 serveurs. Il est donc erroné d’extrapoler les résultats constatés sur ces deux serveurs à l’ensemble de l’établissement. Une cyberattaque ne se mesure d’ailleurs pas au seul nombre de fichiers chiffrés. Elle peut affecter l’accès aux données, leur intégrité, les systèmes, les sauvegardes et nécessiter d’importantes opérations de reconstruction. Il n’existe donc aucune contradiction entre l’analyse menée par Lexfo sur un périmètre limité et les difficultés rencontrées par l’Université après la cyberattaque ».

Concernant contentieux portant sur des documents relatifs à un jury de 2022 auquel le journal satirique fait référence, l’université fait savoir qu’« Il s’agit d’une procédure distincte. L’Université entend faire appel de la décision du tribunal administratif. Elle produira tous les éléments permettant d’établir sa bonne foi quant à l’absence des documents recherchés dans ses archives. Ce contentieux ne permet en aucun cas de conclure que l’Université aurait trompé la chambre régionale des comptes ou invoqué abusivement la cyberattaque ».

Enfin, L’Université indique qu’elle continuera à coopérer pleinement avec les autorités de contrôle ainsi que les juridictions et désapprouve les amalgames qui auraient été faits selon elle par le Canard enchaîné.

« Dans ce contexte, nous nous interrogeons légitimement sur la résurgence médiatique, en 2026, d’une situation remontant à 2023. Nous nous interrogeons surtout sur les amalgames faits ici qui résultent d’une grave mise en cause de l’intégrité de notre institution et de tous ceux qui y travaillent au quotidien ».

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