Alors qu'il dirigeait le lycée de Petite-Terre entre 2016 et 2017, Jacques G. était accusé d'avoir commis des viols incestueux et des agressions sexuelles incestueuses sur une fillette de 8 ans qu'il avait adoptée. La cour criminelle départementale de La Réunion l'a condamné à 13 ans de réclusion criminelle.

Procès pour viols incestueux : 13 ans de réclusion criminelle pour l’ancien proviseur du lycée de Petite-Terre

Alors qu'il dirigeait le lycée de Petite-Terre entre 2016 et 2017, Jacques G. était accusé d'avoir commis des viols incestueux et des agressions sexuelles incestueuses sur une fillette de 8 ans qu'il avait adoptée. La cour criminelle départementale de La Réunion l'a condamné à 13 ans de réclusion criminelle.

Le verdict est tombé, ce jeudi 2 juillet. La cour criminelle départementale de La Réunion a condamné Jacques G., ancien chef d’établissement de l’Éducation nationale, à 13 ans de réclusion criminelle pour les viols de sa fille adoptive et de sa fille aînée.

La cour a également prononcé une injonction de soins, une interdiction de paraître au domicile des victimes ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.

Son ex-compagne a, de son côté, été condamnée à trois mois d’emprisonnement avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les faits.

Des faits commis à Mayotte sur une enfant de 8 ans

Âgé de 65 ans et aujourd’hui retraité, l’ancien proviseur du lycée de Petite-Terre était poursuivi pour des faits commis à Mayotte entre 2016 et 2017, alors qu’il dirigeait l’établissement, ainsi que pour d’autres faits remontant aux années 1990 dans l’Hexagone.

Selon l’accusation, Jacques G. avait imposé des relations sexuelles à une enfant de 8 ans, qu’il avait adoptée en 2014. Cette adoption concernait la sœur biologique de son épouse de l’époque.

L’affaire avait éclaté en mars 2020 lorsque Jacques G., alors principal du collège Juliette-Dodu à Saint-Denis, s’était présenté de lui-même au commissariat pour dénoncer les faits. Il avait expliqué agir dans un contexte de séparation avec son épouse.

Au cours de l’enquête, les investigations avaient conduit les magistrats à examiner d’autres faits visant une autre mineure de son entourage familial, en métropole, dans les années 1990.

Une clé USB contenant des vidéos

Selon les informations rapportées par Réunion La Première, les faits reprochés à Mayotte seraient intervenus après le départ du domicile familial de son épouse. L’enfant aurait alors vécu seule avec l’accusé pendant plusieurs mois. Les enquêteurs s’étaient également intéressés à la découverte, par l’ex-épouse, d’une clé USB contenant des vidéos qui auraient montré les abus dénoncés.

Au premier jour des débats, la jeune femme concernée par les faits commis à Mayotte n’avait pas souhaité revenir en détail sur les viols dénoncées. Selon Réunion La Première, elle avait simplement déclaré qu’elle ne pourrait « jamais pardonner à cette personne ce qu’elle m’a fait ».

Au cours de son réquisitoire, le ministère public avait requis 14 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Jacques G., ainsi qu’un suivi socio-judiciaire de six ans et plusieurs interdictions, notamment d’entrer en contact avec des mineurs et avec les victimes.

La cour a finalement prononcé une peine de 13 ans de réclusion criminelle, assortie d’une injonction de soins, d’une interdiction de paraître au domicile des victimes et d’une interdiction définitive d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs.

Victor Diwisch

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