Résidence, ouverture des droits, contrôles et prise en charge des soins : les décrets publiés ce 1er juillet précisent les modalités d'application de la protection universelle maladie à Mayotte et marquent une nouvelle étape dans la convergence de la protection sociale avec le droit commun.

La protection universelle maladie désormais applicable à Mayotte

Résidence, ouverture des droits, contrôles et prise en charge des soins : les décrets publiés ce 1er juillet précisent les modalités d'application de la protection universelle maladie à Mayotte et marquent une nouvelle étape dans la convergence de la protection sociale avec le droit commun.

Une nouvelle étape de la convergence sociale entre Mayotte et le reste du territoire national est franchie. Attendus depuis l’adoption de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte, les deux décrets d’application de la protection universelle maladie (PUMa) ont été publiés ce mercredi 1er juillet au Journal officiel, rendant la réforme effective dès aujourd’hui.

Signés le 30 juin dernier, les décrets n° 2026-581 et n° 2026-582 précisent les modalités concrètes de mise en œuvre de cette réforme majeure de la protection sociale à Mayotte.

Une couverture maladie désormais fondée sur la résidence

Jusqu’à présent, l’assurance maladie à Mayotte relevait d’un régime spécifique. Les deux décrets adaptent désormais plusieurs dispositions du Code de la sécurité sociale au territoire mahorais afin de rapprocher progressivement son fonctionnement de celui du droit commun.

La principale évolution réside dans l’application à Mayotte du principe de la protection universelle maladie, qui garantit un droit personnel et continu à la prise en charge des frais de santé, fondé sur la résidence stable et régulière sur le territoire. Ce dispositif permet d’éviter les ruptures de droits en cas de changement de situation. Il est ouvert sous conditions de résidence et de régularité du séjour, avec la possibilité d’une affiliation autonome à partir de 16 ans dans certains cas.

Jusqu’à présent, l’assurance maladie à Mayotte relevait d’un régime spécifique. Les deux décrets adaptent désormais plusieurs dispositions du Code de la sécurité sociale au territoire mahorais afin de rapprocher progressivement son fonctionnement de celui du droit commun, tout en conservant certaines spécificités locales.

Le décret prévoit notamment qu’une personne est réputée avoir son lieu de séjour principal à Mayotte lorsqu’elle y séjourne personnellement et effectivement pendant plus de six mois au cours de l’année civile, sous réserve qu’elle n’ait pas transféré sa résidence hors du territoire.

Des contrôles adaptés au contexte mahorais

Le premier décret transpose également à Mayotte les procédures de contrôle des droits prévues par le Code de la sécurité sociale.

La Caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM) pourra ainsi vérifier le maintien des conditions de résidence stable et de régularité du séjour. Une différence notable est toutefois prévue : les assurés disposeront de trois mois, contre un mois dans le droit commun, pour répondre aux demandes de justificatifs de la caisse.

Le texte précise également les modalités de récupération des sommes indûment versées ainsi que les voies de recours applicables à Mayotte.

Les modalités de prise en charge des soins précisées

Le second décret précise les règles applicables en matière d’ouverture des droits, les prestations sociales prises en compte.

Le second décret complète le dispositif en adaptant à Mayotte plusieurs dispositions réglementaires relatives à la prise en charge des frais de santé.

Il précise les règles applicables en matière d’ouverture des droits, les prestations sociales prises en compte ainsi que les vérifications pouvant être effectuées par la CSSM. Les références aux différentes prestations existant à Mayotte sont également actualisées afin de tenir compte des dispositifs propres au territoire.

Ces deux décrets constituent l’aboutissement réglementaire de l’article 24 de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte. Ils traduisent la volonté de rapprocher progressivement le régime mahorais du droit commun tout en tenant compte des particularités institutionnelles et sociales du territoire.

Avec leur entrée en vigueur ce 1er juillet, ils fixent désormais le cadre réglementaire de la protection universelle maladie à Mayotte et précisent les conditions d’ouverture, de contrôle, de maintien des droits et de prise en charge des frais de santé pour les assurés.

V.D

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.