Les salariés, en conflit avec la direction d’EDEIS, dénoncent des conditions de travail dégradées et réclament une revalorisation salariale ainsi que de meilleures infrastructures. Les premières perturbations restent limitées mais pourraient s’accentuer dans les prochains jours.

Début de la grève illimitée à l’aéroport de Mayotte ce samedi 13 juin

Les salariés, en conflit avec la direction d’EDEIS, dénoncent des conditions de travail dégradées et réclament une revalorisation salariale ainsi que de meilleures infrastructures. Les premières perturbations restent limitées mais pourraient s’accentuer dans les prochains jours.

Le mouvement de grève illimitée de l’intersyndicale de l’aéroport Marcel-Henry a débuté ce samedi 13 juin à 10 heures à Pamandzi, laissant les voyageurs dans l’incertitude concernant leurs vols du jour ainsi que ceux prévus dans les prochains jours.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte tension sociale entre les salariés et la direction d’EDEIS Mayotte, gestionnaire de la plateforme aéroportuaire.

Les syndicats portent plusieurs revendications : une revalorisation générale des salaires de 10 %, le versement d’une prime annuelle exceptionnelle de 4.000 euros, ainsi que des mesures en faveur de la promotion interne. Ils demandent également des investissements pour améliorer les infrastructures et les conditions de travail.

Les salariés pointent notamment des difficultés matérielles persistantes, en particulier depuis le cyclone Chido en décembre 2024, qui aurait laissé des équipements dégradés et des installations insuffisantes pour assurer un fonctionnement normal de la plateforme. Parmi les problèmes évoqués figurent également des manques récurrents en eau, impactant directement l’usage des sanitaires pour le personnel comme pour les usagers.

Les organisations syndicales dénoncent par ailleurs la possibilité de recours à des renforts extérieurs pour assurer la continuité de service, une mesure perçue comme un signe de défiance envers les agents et comme un coût jugé inutile au regard des revendications salariales.

Face à cette mobilisation, la direction d’EDEIS affirme que le dialogue social se poursuit dans les instances prévues et rappelle plusieurs rendez-vous de négociation programmés en juin. Elle dit privilégier les échanges internes afin d’éviter une dégradation de la situation à l’approche de la période estivale.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.