C’est un appel aux conseillers départementaux qui ont la compétence de la gestion portuaire, mais aussi aux parlementaires mahorais, que lance le Syndicat Général des Travailleurs des Ports de Mayotte (SGTPM)-CGT Mayotte : quid de la gouvernance de Longoni à partir du 1er septembre 2026 ?

Port de Longoni : menaces de blocage si les élus ne tranchent pas

C’est un appel aux conseillers départementaux qui ont la compétence de la gestion portuaire, mais aussi aux parlementaires mahorais, que lance le Syndicat Général des Travailleurs des Ports de Mayotte (SGTPM)-CGT Mayotte : quid de la gouvernance de Longoni à partir du 1er septembre 2026 ?

L’échéance du 1er septembre 2026 fixée par le tribunal administratif, et   de Bordeaux, doit sonner la fin d’une gestion « contraire à l’intérêt général », ponctué de magouilles et sorties de route.

Mais quelle gouvernance ? Les élus ont eu le temps de se préparer, mais lors de la dernière assemblée plénière, le rapport sur le sujet a été étonnamment retiré de l’ordre du jour.

Réuni ce jeudi 11 juin 2026, le Syndicat Général des Travailleurs des Ports de Mayotte- CGT Mayotte (S.G.T.P.M- CGT Mayotte), qui assure représenter les salariés des entreprises MCG, MANUPORT, CMAT, PILOTAGE*, BOLUDA, SIGMA et SOMAGAZ a interpellé les élus sur leur prise de position à la suite de la sentence judiciaire : « Alors que les intérêts fondamentaux de Mayotte sont en jeu, nous constatons avec stupéfaction le silence, l’inaction ou les prises de position insuffisantes de nombreux responsables politiques du territoire. » Ce qui pourrait être interprété « comme un abandon de responsabilité face à un enjeu majeur ».

En jeu, le futur statut du port. Deviendra-t-il un Grand Port Maritime comme la plupart des grands ports métropolitains, ou un EPIC (Établissement Public à caractère industriel et commercial) ?

Le syndicat émet le vœu que le Port de Mayotte « demeure une infrastructure mahoraise, au service du territoire et de son développement », et invite les élus à « prendre publiquement position sur l’avenir de la gouvernance du Port de Mayotte avec l’EPIC au 1er septembre 2026 ».

Il pointe le caractère urgent de la décision en faisant planer une menace, celle d’une « mobilisation d’ampleur », comprenant ses « opérations de blocage et de paralysie des activités portuaires », et ce, en concertation avec la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT.

*Les pilotes nous indiquent que les marins ne sont pas adhérents au syndicat

A.P-L.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.