Au premier jour des interventions techniques programmées sur plusieurs barges par la Direction des Transports Maritimes (DTM), la traversée entre les deux rives s’est déroulée sans difficultés majeures ce mercredi matin, notamment sur le quai Issoufali à Dzaoudzi.

Arrêt technique des barges, une matinée plus calme que prévu

Au premier jour des interventions techniques programmées sur plusieurs barges par la Direction des Transports Maritimes (DTM), la traversée entre les deux rives s’est déroulée sans difficultés majeures ce mercredi matin, notamment sur le quai Issoufali à Dzaoudzi.

Les interventions techniques prévues sur les barges Polé, Karihani et Chatouilleuse ont débuté ce mercredi 18 février et doivent se poursuivre jusqu’a ce jeudi 19 février, conformément aux annonces faites par la Direction des Transports Maritimes (DTM). Des possibles adaptations d’horaires et des ralentissements avaient été annoncés pendant cette période, en particulier entre 5 et 8 heures, une plage horaire de forte affluence.

Au quai Issoufali pas de files d’attente ni de bousculades pour pouvoir embarquer sur les barges.

En amont du quai, le ton est donné dès les premières heures de la matinée. Un chauffeur de taxi, rencontré avant même l’arrivée à la barge, enchaîne les traversées depuis l’aube. « Depuis 5 heures du matin, je fais des allers-retours. Je dépose et je récupère des passagers comme d’habitude. Franchement, je n’ai pas vu de perturbation particulière », nous a-t-il dit.

 

 

Un trafic fluide sur le quai principal malgré les arrêts

Entre 5h et 8h, les barges Imane et Pôlé ont assuré les rotations sur le premier quai en Petite-Terre, offrant aux usagers des départs réguliers malgré l’absence de deux navires dans la circulation. Sur place, pas de longues files de piétons ni de véhicules alignés sur plusieurs dizaines de mètres, au contraire l’ambiance est plutôt calme et dynamique.

Le quai Balou restait désert : piétons et véhicules légers devaient rebrousser chemin, aucune rotation n’y était assurée ce matin.

Du côté du second embarcadère, les rotations étaient limitées, en effet, celles-ci servaient surtout à charger les poids lourds lorsqu’il y en avait, avant de revenir côté Issoufali pour embarquer les piétons. Cette organisation s’explique par le fait que l’embarcadère ne peut accueillir les gros véhicules faute de place pour former une file. Depuis que le quai Issoufali est de nouveau opérationnel pour les piétons, les voitures ainsi que les deux roues, le quai Ballou sert donc essentiellement à l’embarquement des camions.

Le personnel présent sur place a confirmé que l’organisation correspondait aux annonces. Les amphidrômes ont été redéployés temporairement pour renforcer les rotations sur l’embarcadère principal pendant que certaines barges étaient en maintenance, un choix destiné à concentrer les moyens là où le trafic est le plus important.

Renforts et rotations au fil de la matinée

Comme prévu la barge Karihani a repris la rotation dès 8h, rejoignant Imane et Pôle.

Ainsi, à 8h, la Karihani, dont l’arrêt technique était prévu de 5h à 8h, a repris du service. Peu après, la Chatouilleuse, pourtant prévue à l’arrêt du 17 au 19 février, a également été aperçue en circulation au moins une fois dans la matinée. Certaines barges suivaient les horaires de l’amphidrôme avec des départs à quart et 45 minutes, tandis que d’autres assuraient les rotations habituelles du quai permettant de maintenir un trafic fluide malgré les contraintes.

Interrogés sur les rotations, les agents de sécurité expliquent ne pas disposer d’un planning figé, la situation peut évoluer à tout moment, en fonction des besoins techniques. « Il peut y avoir deux barges, ou une seule selon les interventions en cours », indique un responsable. « Si on passe à une barge, les départs se feront environ une fois par heure. Avec deux barges, on est plutôt sur du 15 à 30 minutes ».

Usagers prudents, mais peu impactés

À la jetée, certains usagers expliquent avoir anticipé leurs déplacements, comme Rahima Soilihi qui est venue plus tôt que prévu. Etant son premier jour de travail, la jeune femme voulait à tout prix éviter d’être en retard à cause de la barge. « Je ne voulais pas gérer un retard en plus du stress, du coup, je suis venue en avance. Finalement, ce n’est pas si alarmant, c’est plus de peur que de mal  », confie-t-elle.

Certains usagers ont pris leurs mesures pour faire face à d’éventuelles perturbations.

D’autres ont préféré prendre leurs précautions autrement. « J’ai choisi de faire du télétravail aujourd’hui », explique un habitant venu déposer sa compagne. « Les barges réservent souvent des surprises. Là, je vois que c’est bien géré, et c’est rassurant pour ceux qui n’ont pas d’alternative ». À l’inverse, plusieurs voyageurs n’ont rien changé à leurs habitudes, quelques-uns n’avaient même pas connaissance de la perturbation. « Je suis venu comme tous les matins pour la barge de 7h30, le message disait qu’il y aurait au moins deux barges. Je ne me suis pas mis la pression, et j’ai eu raison », nous a raconté un passager.

Au final, malgré des annonces laissant craindre des perturbations, les traversées se sont déroulées sans difficultés majeures sur le quai Issoufali. Si l’absence de barges au quai secondaire a pu désorienter certains usagers, aucun afflux n’a été constaté.

Shanyce MATHIAS ALI.

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