La situation reste compliquée en ce début de semaine sur les routes de Mayotte. Les barrages de Mtsapere dressés par des habitants restent d'actualité, et des automobilistes sont rançonnés dans le village par des jeunes qui profiteraient de la situation. En Petite Terre, plusieurs dizaines d'individus affrontent la gendarmerie autour du lycée. L'un d'eux est en garde à vue.

Barrages maintenus à M’tsapere et affrontements en cours en Petite Terre

La situation reste compliquée en ce début de semaine sur les routes de Mayotte. Les barrages de Mtsapere dressés par des habitants restent d'actualité, et des automobilistes sont rançonnés dans le village par des jeunes qui profiteraient de la situation. En Petite Terre, plusieurs dizaines d'individus affrontent la gendarmerie autour du lycée. L'un d'eux est en garde à vue.

La situation reste fluctuante sur les routes autour de Mamoudzou et en Petite Terre ce mardi. Ce lundi,  des barrages dressés à Vahibe et des affrontements entre Combani et Mirereni avaient laissé le champ libre à quelques vols avec violence à Kahani. La situation semble calmée de ce côté là. La circulation entre Vahibe et Combani est rétablie depuis 10h ce matin assure le commissariat.

En revanche les policiers sont toujours mobilisés sur la rocade de Mtsapéré où une quinzaine de tentatives de barrage ont eu lieu depuis l’aube. Les policiers sillonnent cet axe pour empêcher toute interruption de la circulation. Une mobilisation qui profite à d’autres barrages sauvages installés un peu partout dans le village de Mtsapere, et où des automobilistes auraient eu à payer un « péage » de quelques euros pour être autorisés à circuler.

La présence de poubelles, électroménager et rochers sur les axes de circulation appellent à la plus grande prudence pour les usagers. Environ 25 grenades ont été tirées depuis ce matin pour disperser les barragistes.

En Petite Terre, la situation est également tendue ce mardi matin.

« On est concernés par des affrontements avec une petite centaine de jeunes sur Petite Terre autour du lycée de Pamandzi, on a engagé une trentaine de militaires, on a procédé à une interpellation. Les axes sont peu obstrués ou très ponctuellement, on est face à une hostilité de jeunes qui sont moins là pour étudier que pour en découdre avec les forces de l’ordre » indique le Colonel Olivier Capelle.

« On est à une semaine de la fin des cours, c’est rituel d’avoir ce genre d’événements qui précèdent les départs en vacances » analyse l’officier.

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