Les jumeaux, qui avaient agressé à la hache un jeune pour un vélo, en Petite-Terre, en 2021, ont été condamnés par la cour d'assises à cinq ans de prison, assortis d'un sursis de deux ans pour l'un des deux frères.  

Justice : 5 ans de prison pour les « jumeaux à la hache »

Les jumeaux, qui avaient agressé à la hache un jeune pour un vélo, en Petite-Terre, en 2021, ont été condamnés par la cour d'assises à cinq ans de prison, assortis d'un sursis de deux ans pour l'un des deux frères.  

En février 2021, deux frères jumeaux avaient donné rendez-vous à un autre jeune de la bande, dans une ruelle de Labattoir, au sujet d’un « vélo volé ». L’un des frères avait porté un coup de hache à la gorge du jeune homme, sous les yeux de son frère jumeau.

Après trois jours de procès, au regard de la violence du coup porté « avec une hache de compétition » et « à quelques centimètres de la carotide » de la victime, le parquet a demandé à la cour de retenir la culpabilité des deux jumeaux, l’un pour tentative de meurtre, l’autre pour complicité de meurtre, en les condamnant à des peines de douze ans et six ans d’emprisonnement. Cependant, bien que l’arme n’ait pas été retrouvée, les deux frères ont maintenu une thèse selon laquelle la victime était elle aussi armée au moment des faits et que le coup porté à la hache était un geste de défense. L’avocat de la défense de l’auteur des faits, Me. Andjilani, a insisté sur le fait que si son client avait voulu tuer la victime, il lui aurait porté d’autres coups de hache.

Ainsi après quatre heures de délibéré, le jury a finalement requalifié les faits en violences volontaires en réunion et l’intention de tuer n’a pas été retenue. Le frère, ayant porté le coup de hache, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement. Son jumeau, qui avait assisté à la scène, a également été condamné à  cinq ans d’emprisonnement, assortis d’un sursis probatoire de deux ans, d’une obligation de formation, d’une obligation de soins et de la réalisation de 240 heures de travaux d’intérêt général. Son avocat, Me. Rahmani s’est dit satisfait de la décision de la cour. Bien que l’avocat de la défense eût plaidé l’acquittement pour son client, la requalification des faits, évoluant d’une complicité de meurtre à des violences commises en réunion, fut déjà constitutive d’une plus juste compréhension des faits par le jury. 

Bien que le huis clos eut été levé lors de cette cour d’assises des mineurs, il nous a semblé important de ne pas mentionner les noms des personnes concernées, autant la victime que les accusés, pour leur permettre de se reconstruire au regard de la requalification des faits.

Mathilde Hangard 

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