C’est à M’tsangamouji que s’est achevée, ce dimanche 13 septembre, la première édition du Tour de Mayotte en pirogue. À 11h45, quatre moniteurs ont rejoint la base de loisirs de la commune, mettant un terme à un raid de 140 kilomètres réalisé en quatre jours, sans moteur, entièrement à la force des bras.
Derrière la performance sportive, l’ambition était avant tout de faire découvrir les sports de pagaie et de renouer un lien entre la jeunesse de Mayotte, le lagon, et un patrimoine culture ancré dans l’histoire de l’île.
Quatre communes étapes et plus de 700 enfants

Photographie / Ville de M’tsangamouji
Organisé du 10 au 13 septembre par les communes de Bandraboua, Bandrélé, Bouéni et M’tsangamouji, le Tour a été pensé comme un événement itinérant, en mêlant pratique sportive, découverte d’une pratique culturelle et sensibilisation environnementale autour du lagon et de sa biodiversité.
À chaque arrivée des pirogues, un village d’animation était installé dans la commune étape, de 13 heures à 17 heures. Les enfants ont ainsi pu découvrir différentes activités et s’initier aux sports de pagaie, notamment à bord de kayaks. Au total, près de 700 enfants ont pris part aux animations organisées tout au long du parcours. Pour certains, il s’agissait même de leur première expérience sur l’eau.
Une pirogue entre tradition et modernité
À Mayotte, la pirogue fait partie de l’histoire culturelle de l’île. Elle a longtemps accompagné les pêcheurs et les familles en mer et reste encore aujourd’hui très présente dans la culture mahoraise. Avec ce Tour, les organisateurs ont aussi voulu montrer les différentes façons de pratiquer la pirogue. Au contact d’embarcations traditionnelles en bois, les enfants ont également pu découvrir des bateaux plus modernes, utilisés notamment pour le sport et la compétition. L’idée était surtout de permettre aux jeunes de mieux connaître cette pratique et de découvrir qu’elle peut être à la fois un élément du patrimoine et un sport.
Faire découvrir la pagaie aux jeunes

Photographie / Ville de M’tsangamouji
Le Tour avait aussi un objectif sportif, en faisant découvrir les sports de pagaie aux enfants et aux jeunes. Pendant les quatre étapes, près de 700 enfants ont participé aux animations. Certains ont pu monter pour la première fois dans un kayak surf ski et découvrir les sensations de la navigation.
Pour les moniteurs, ces moments étaient aussi l’occasion de transmettre les valeurs liées à la pratique, comme la culture de l’effort, la patience, l’entraide et le respect des autres. Le sport permet également de créer des rencontres entre les générations. En s’intéressant à la pirogue, les plus jeunes peuvent découvrir une pratique que leurs parents ou leurs grands-parents connaissent bien souvent depuis longtemps.
Une dynamique qui se poursuit

Cette première édition arrive dans une période où la pirogue et les sports nautiques prennent de plus en plus de place dans les événements organisés à Mayotte. D’autres rendez-vous sont déjà prévus dans les prochains mois, comme la 5ème édition de la course de pirogue de Mamoudzou, prévue le 4 octobre prochain, ou encore le Festival Laka à M’bouini, qui se tiendra au mois de novembre.
Tous ces événements permettent de faire connaître la pratique, mais aussi de parler du lagon et de sa protection. En mettant les jeunes sur l’eau, le Tour leur permet aussi de découvrir leur environnement autrement. C’est une façon de leur donner envie de connaître le lagon, de l’apprécier et de mieux le respecter. Une première expérience qui pourrait donner envie de poursuivre l’aventure dans les années à venir.
Mathilde Hangard


