La pratique du sport était à l'honneur avec l’UNSS ce mercredi avec deux championnats d’académie de lycée. Outre ces compétitions, l’association a organisé une formation Jeunes arbitres académiques. Une activité questionnant les enjeux du sport à Mayotte et l’action de l’UNSS.

Former les arbitres de demain, une priorité pour l’UNSS Mayotte

La pratique du sport était à l'honneur avec l’UNSS ce mercredi avec deux championnats d’académie de lycée. Outre ces compétitions, l’association a organisé une formation Jeunes arbitres académiques. Une activité questionnant les enjeux du sport à Mayotte et l’action de l’UNSS.

« En tant qu’arbitre, c’est essentiel de pouvoir se présenter aux joueurs sur le terrain mais aussi aux coaches. Il faut vaincre sa timidité et avoir confiance en soi ». Les 14 jeunes volontaires écoutent attentivement les conseils de Victor Pétigny, formateur arbitre. « Si vous voulez être arbitre, c’est que vous aimez le football, il faut garder l’esprit du jeu ». Les apprentis réunis sous les ombrelles déployées sur le stade de Dembeni restent à l’affût, aucune parole ne leur échappe. Pendant deux heures, ils seront formés aux exigences de l’arbitrage avant de passer à la pratique dès l’après-midi avec le Challenge Féminin UNSS des Sections Sportives Football.

Etre arbitre ce n’est pas seulement siffler des fautes, c’est avant tout une philosophie de jeu

Mais avant de se lancer sifflet en bouche sur le terrain, la théorie et les exercices se succèdent. L’activité de l’arbitre ne se résume pas uniquement à ses interventions pendant le match. Certes, il faut siffler les fautes, gérer le temps ainsi que les changements de joueurs. Cependant, il y a un avant et un après.

Une formation éclairante

Avant le match, la vérification de l’équipement et le tirage au sort font partie intégrante des responsabilités de l’arbitre. « Si on constate que les joueurs ou les joueuses portent des bijoux, on leur demande avec courtoisie de les enlever car il est interdit de jouer avec » souligne le formateur. Après le match, il lui incombe de noter le score. Bref, ses fonctions sont loin d’être une sinécure, d’où l’importance de respecter ses décisions.

L’UNSS, un acteur clé du développement du sport

« La formation d’arbitrage de ce matin est uniquement pour l’UNSS. Par contre samedi, M. Pétigny va former les volontaires dans le cadre de la ligue de football », tient à rappeler Philippe Mentec, Directeur régional UNSS Mayotte. « L’idée est de constituer un vivier de jeune arbitre sur le territoire pour qu’ils puissent intervenir directement sur place ». Une vision à long terme qui recoupe certains impératifs à plus brève échéance, « un des avantages de ce dispositif de formation, c’est que cela leur permet de valoriser leur parcours extra-scolaire dans Parcoursup », souligne le directeur régional UNSS Mayotte. Si les conventions signées avec la ligue de football et la ligue de rugby visent à développement les sections sportives, la formation à l’arbitrage ainsi que le sport féminin, notamment avec des événements promotionnels tels que le challenge féminin de rugby, l’UNSS ne peut se résumer uniquement à la pratique sportive.

Accompagner les élèves au-delà du sport, une gageure

« L’UNSS, c’est plus que le sport. On a des formations de jeunes reporters. Cette année nous avons deux jeunes reporters qui vont couvrir une compétition internationale d’athlétisme scolaire à Caen. On a aussi des formations de jeunes secouristes. On a des formations autour de l’écocitoyenneté. L’objectif consiste à avoir un panel d’actions éducatives dans tout ce qui gravite autour du sport afin de lier la pratique sportive à l’encadrement pour que les enfants puissent s’inscrire dans une démarche bénévole ».

Après la théorie la mise en pratique

Néanmoins, le développement de l’UNSS connaît quelques freins à l’instar de la disponibilité des bus pour pouvoir déplacer les élèves. « Actuellement on tourne en moyenne à 45-50 bus. Si on souhaite développer l’activité il faudrait monter à 60-70 bus disponibles », informe M. Mentec. La sécurité s’avère être elle aussi une problématique à prendre en considération. « Les championnats académiques de relais ont dû être écourtés pour causes de caillassages. Désormais, on demande à la police de passer sur les sites pour voir si tout se passe bien », témoigne le directeur avant de préciser que « le phénomène reste quand même marginal, il faut raison garder ».

Pierre Mouysset

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