Lors d’un point presse organisé ce lundi 7 septembre, dans les locaux du Centre Administratif Municipal Hassanati Bacar, le directeur de la Caisse des écoles de Mamoudzou, Daroussi Ahamadi, a expliqué que la suspension des collations est due à des retards de financement, notamment au versement de 1,285 million d’euros attendus de la CSSM.

Collations scolaires : la Caisse des écoles vise une reprise après les vacances d’octobre

Lors d’un point presse organisé ce lundi 7 septembre, dans les locaux du Centre Administratif Municipal Hassanati Bacar, le directeur de la Caisse des écoles de Mamoudzou, Daroussi Ahamadi, a expliqué que la suspension des collations est due à des retards de financement, notamment au versement de 1,285 million d’euros attendus de la CSSM.

La rentrée scolaire se poursuit sans collations dans les écoles de Mamoudzou, et les parents devront encore patienter avant de retrouver le service. La Caisse des écoles avait annoncé, le 31 août, le report de la distribution sans donner de date. Lors d’un point presse ce lundi, le directeur de la Caisse des écoles de Mamoudzou, Daroussi Ahamadi, a voulu mettre fin aux interrogations.

Selon lui, les difficultés se sont aggravées après le cyclone Chido, qui a obligé la commune à engager près de 60 millions d’euros pour les opérations de mise en sécurité, d’assainissement et de réparation des écoles et des bâtiments publics. Ces  dépenses ont également eu des conséquences sur la Caisse des écoles, qui dépend de la commune pour une partie de son fonctionnement. Celle-ci peut notamment avancer des fonds lorsque la structure rencontre des difficultés avec des arrièrés.

1,285 million d’euros attendus

Une partie du problème se joue autour de la Prestation d’Accueil et de Restauration Scolaire (PARS), la convention d’aide qui permet notamment de financer les collations dans les écoles du premier degré. Pour la période de février à juin 2026, la Caisse des écoles attend précisément 1.285.234 euros de la CAF à travers la Caisse de Sécurité Sociale Mayotte.

CSSM, Mayotte, code de sécurité sociale
Toutes les charges étant remplies, l’établissement devrait recevoir l’argent prochainement.

Mais le versement de cette somme ne pouvait se faire qu’après le paiement d’une facture de 87.018.10 euros auprès de l’un des prestataires, qui a finalement été payée le lundi 31 août dernier. La Caisse pense recevoir l’argent qui servira ensuite à payer les deux prestataires, au plus tard d’ici fin septembre.

Pour l’instant, aucune date précise de reprise n’est toutefois annoncée. La structure se donne comme marge la rentrée après les vacances d’octobre, tout en laissant la porte ouverte à une reprise plus tôt si les paiements arrivent rapidement. « Si c’est possible avant, nous le ferons, il n’y a aucun problème », assure Daroussi Ahamadi.

Après le versement de la PARS, il faudra encore engager les mandats de paiement et attendre les délais de traitement du Trésor, qui ne peuvent pas être réduits. L’objectif reste de reprendre la distribution dans des conditions normales, avec les quantités et la qualité des produits prévus.

Un paiement direct pour éviter une nouvelle crise

Daroussi Ahamadi, directeur de la Caisse des écoles de Mamoudzou, lors du point presse.

La structure veut aussi profiter de cette crise pour modifier le système de paiement. Jusqu’ici, l’aide était versée à l’opérateur, qui devait ensuite régler les prestataires, un fonctionnement qui pouvait rallonger les délais.

Un nouveau dispositif de « paiement direct », proposé par la CAF doit donc permettre à la Caisse de sécurité sociale de verser directement les sommes aux prestataires une fois les factures validées. Pour l’occasion, une convention tripartite doit être signée entre les différents acteurs.

« La Caisse ne nous versera plus la PARS, mais elle la versera directement auprès des prestataires », explique Daroussi Ahamadi. Pour lui, l’objectif est simple : éviter que les prestataires accumulent eux-mêmes des dettes auprès de leurs fournisseurs et que les retards repartent dans un nouveau « cercle vicieux ».

La commune a déjà pris une délibération pour adhérer à ce dispositif, qui doit entrer en vigueur avec le prochain service de restauration scolaire, lorsque les premières factures de l’année scolaire 2026-2027 seront traitées.

Les parents auront une compensation

Reste la question des familles qui ont déjà payé alors que leurs enfants n’ont pas reçu les collations. La Caisse des écoles affirme qu’une compensation est prévue. Elle prendra la forme de colis alimentaires, sur le modèle du dispositif mis en place pendant la période Covid.

Le nombre de jours sans service sera comptabilisé : « Si nous comptons 30 jours, si nous comptons 20 jours, si nous comptons 45 jours, ce sera un colis multiplié par le nombre de jours manquants », précise le directeur. La distribution se fera directement dans les établissements concernés, et les familles seront informées une fois le dispositif mis en place.

Et sur ce point, la Caisse des écoles se veut rassurante : elle dispose de la liste des élèves dont les parents ont payé la redevance. Le service de restauration étant facultatif, seuls les enfants inscrits et à jour de paiement seront concernés.

Une compensation sera faite pour les parents ayant déjà payé la redevance.

À ce jour, environ 4.000 élèves ont payé pour bénéficier du service cette année. L’organisme s’appuie sur les chiffres de l’année dernière, qui comptait 18.200 élèves, et estime qu’environ 12.000 familles devraient au total s’acquitter de l’aide. L’an dernier, elles étaient environ 9.000.

En parallèle, le paiement reste possible malgré la suspension des collations, les régies continuent de fonctionner, notamment la régie centrale et la sous-régie de Passamaïnty. « Aujourd’hui, les parents d’élèves continuent à payer. Le service fonctionne », affirme Daroussi Ahamadi.

Shanyce MATHIAS ALI.

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