Alors que six ministres étaient en déplacement sur le territoire mahorais, le torchon brûle entre le Gouvernement et les représentants des salariés. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août 2026, l'intersyndicale — regroupant la CFE-CGC, la CGTMA, la FSU, le SNALC, Solidaires, FO, l'UICFDT et l'UNSA — dénonce un refus de dialogue de la part de la délégation ministérielle.

Visite ministérielle à Mayotte : l’intersyndicale dénonce un « mépris » de l’exécutif

Alors que six ministres étaient en déplacement sur le territoire mahorais, le torchon brûle entre le Gouvernement et les représentants des salariés. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août 2026, l'intersyndicale — regroupant la CFE-CGC, la CGTMA, la FSU, le SNALC, Solidaires, FO, l'UICFDT et l'UNSA — dénonce un refus de dialogue de la part de la délégation ministérielle.

L’indignation est vive au sein de l’intersyndicale, qui « condamne fermement le refus assumé de la délégation gouvernementale de recevoir directement les travailleurs et leurs représentants à Mayotte ». Pour les responsables syndicaux, ce positionnement représente à la fois « un déni de dialogue social, une atteinte grave au respect des libertés syndicales et un signal inacceptable adressé à toute la population mahoraise ». Les syndicats fustigent également le traitement réservé à leurs militants sur le terrain. Ils affirment qu’à la veille de la publication, des délégués ont été maintenus dans une véritable « cellule à ciel ouvert » avant l’arrestation d’un responsable syndical, dénonçant des méthodes jugées indignes.

Une porte fermée aux revendications locales

Un manifestant laisse éclater sa colère, ce mercredi 26 août à Mamoudzou, alors que les forces de l’ordre poussent le rassemblement organisé en marge de l’arrivée de Sébastien Lecornu à Mayotte. Mathilde Hangard / JDM.

De même, alors qu’un engagement aurait été pris par le conseiller du Premier ministre pour assurer un rassemblement libre sur la place de la République, les manifestants ont été « cantonnés dans un espace réduit et strictement encadré, incompatible avec l’exercice normal du droit de manifester ». Après deux heures d’attente vaine, les syndicats ont donc refusé de « servir de décor à une opération de communication gouvernementale ». Sur le fond des dossiers, la rancoeur s’est accumulée depuis plusieurs mois.

 

 

L’indexation des salaires et l’égalité des droits

« Depuis le 21 mai, nous demandons vainement l’ouverture de véritables négociations sur l’indexation des salaires », rappelle l’intersyndicale dans son texte. Les représentants des salariés estiment que leurs alertes sur la mise en œuvre de la convergence sociale et l’alignement des droits n’ont trouvé aucun écho attentif auprès de l’exécutif. Désormais, les organisations préviennent qu’elles ne se contenteront plus de discours vagues et exigent un cadre de négociation assorti d’actes clairs et datés. « Le mépris ne fera pas taire Mayotte : il nourrira la colère et renforcera notre détermination collective », conclut le communiqué, affirmant que le front syndical restera uni jusqu’à l’obtention de réponses concrètes. 

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