Tout d’abord, l’Université de Mayotte indique ne pouvoir rester silencieuse face à des « déclarations publiques mettant en cause sa gouvernance et son fonctionnement » et à des « allégations qui relèvent d’interprétations contestables ou de procédures actuellement en cours devant les autorités et juridictions compétentes » (…) « Elle (ndlr, l’université) a le devoir de rétablir les faits, de défendre ses personnels et de préserver la confiance que lui accordent ses étudiants, ses partenaires institutionnels et l’ensemble des familles mahoraises », écrit la présidence dans ce communiqué.
L’Université de Mayotte explique par ailleurs que « Les décisions relatives à son fonctionnement, à sa gestion des ressources humaines, à sa politique scientifique ou à son développement sont prises selon les procédures applicables, sous le contrôle des juridictions compétentes lorsque celles-ci sont saisies ».
Et d’ajouter que « comme toute institution publique, l’Université peut faire l’objet de débats et de critiques. Ceux-ci sont légitimes dans un établissement comme le nôtre ; ils ne sauraient toutefois justifier que des interprétations ou des procédures en cours soient présentées comme des certitudes établies ou détournées de leur sens ».
La présidence de l’Université déplore des prises de parole publiques ces derniers temps qu’elle considère comme « des controverses ponctuelles ». « Ce récit ne reflète ni la réalité quotidienne de l’établissement, ni le travail accompli depuis sa création en 2024 : structuration des formations, développement de la recherche, renforcement des partenariats et de l’accompagnement des étudiants, revalorisation de la situation des personnels, le tout avec le soutien du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace », poursuit le communiqué.
Enfin, la présidence assure qu’elle poursuivra son action avec sérénité, responsabilité et détermination. « L’Université demeure pleinement fidèle à sa mission de service public : former les talents de demain, produire des connaissances utiles au territoire, soutenir la recherche, développer les coopérations et accompagner la reconstruction économique, sociale et environnementale de Mayotte ».


