Le Cnous, le Crous de La Réunion et de Mayotte et la Banque des Territoires ont signé une convention le 2 juillet 2026, visant à accélérer la construction de 500 logements étudiants dans les territoires ultramarins de Mayotte et La Réunion.

Logement étudiant : un accord pour accélérer la construction de 500 logements dans les Outre-mer

Le Cnous, le Crous de La Réunion et de Mayotte et la Banque des Territoires ont signé une convention le 2 juillet 2026, visant à accélérer la construction de 500 logements étudiants dans les territoires ultramarins de Mayotte et La Réunion.

Le 2 juillet 2026 à Saint-Denis, le Cnous, le Crous de La Réunion et de Mayotte et la Banque des Territoires ont signé une convention visant à renforcer l’offre de logement étudiant dans les Outre-mer. L’accord s’inscrit dans un contexte de forte croissance du nombre d’étudiants à La Réunion et à Mayotte et dans le cadre d’un programme national de développement du logement étudiant.

Une convention pour répondre à une pression croissante sur le logement étudiant

D’après un communiqué, le Cnous, le Crous de La Réunion et de Mayotte et la Banque des Territoires partenaires en faveur du logement social étudiant ont signé « une convention visant à accélérer la construction de 500 logements étudiants dans les territoires ultramarins ». 

Cette initiative s’inscrit dans « la feuille de route gouvernementale visant à construire 45 000 logements étudiants d’ici à 2027 », indiquent les acteurs. Elle est également rattachée au programme AGir pour le Logement Étudiant – AGiLE – dont l’objectif est de « créer 75 000 logements étudiants, neufs ou réhabilités, d’ici à 2030 ». 

Le communiqué souligne une forte tension locale sur le logement étudiant avec une explosion des besoins en une décennie, notamment avec « une augmentation respective de 30 % et 200 % du nombre d’étudiants en dix ans » à La Réunion et à Mayotte.

Deux projets structurants

Pour répondre à ces besoins, le Crous de La Réunion et de Mayotte porte deux opérations principales, que sont « la construction d’une résidence de 300 logements à Saint-Denis de La Réunion » et « la réalisation de 200 logements à Mayotte, à proximité du campus de Dembéni ». 

Ces projets doivent être menés « en collaboration avec des opérateurs tiers, selon des montages juridiques et financiers adaptés aux spécificités locales », mentionnent les acteurs.

320.000 euros de la Banque des Territoires 

La Banque des Territoires mobilise par ailleurs « une enveloppe prévisionnelle de cofinancement de 320 000 euros pour financer les études nécessaires à leur réalisation », couvrant notamment des études de programmation, une assistance à maîtrise d’ouvrage et des diagnostics techniques et environnementaux.

Enfin, le communiqué précise que ces études seront « cofinancées jusqu’à 80 % par la Banque des Territoires » et que les « opérations de construction » devraient être engagées « avant 2030 ». 

Mathilde Hangard

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Grand Oral du bac à Mayotte : la FCPE dénonce des pressions sur les jurys, le rectorat oppose un démenti

Des jurys de Grand Oral ont-ils subi des pressions pour revoir les notes des candidats à la baisse ? C'est l'accusation portée par la FCPE Mayotte dans un communiqué publié en fin de semaine dernière. Le rectorat réfute ces allégations, affirme avoir procédé à des vérifications et rappelle que les procédures d'harmonisation sont prévues par les textes nationaux.

Transports publics gratuits ou pas… il va falloir payer

Nous pourrions écrire : nous y sommes ! Tous les sujets que nous avons abordés avec l’ingénieur en mobilité Mohamed Hamissi commencent à transpirer au fur et à mesure de la mise en place des services de transport en commun par les collectivités qui en ont la charge. Alors comment mettre en place une solidarité ciblée des tarifs dans une logique de gouvernance construite entre les autorités compétentes ?

« On pensait être habitués à la chaleur » : les étudiants mahorais surpris par la canicule

Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus intense jamais mesurée, des étudiants originaires de Mayotte racontent un quotidien devenu éprouvant dans des logements souvent mal adaptés aux fortes températures.

Pourquoi une audience de comparutions immédiates à Mayotte ne fonctionne-t-elle pas comme ailleurs en France ?

Après-midi du jeudi 2 juillet, quatre dossiers étaient inscrits à l'audience de comparutions immédiates du tribunal judiciaire de Mamoudzou, mais aucun n'a été examiné sur le fond. Plus qu'une succession de contretemps, cette audience révèle les fragilités d'une justice mahoraise confrontée à des contraintes sans équivalent dans l’Hexagone.