La préfecture de Mayotte a ordonné la fermeture du restaurant de l’hôtel Maharajah à Mamoudzou pour des manquements sanitaires et celle du douka La Madjirani à Sada pour plusieurs infractions au Code du travail.

Deux établissements fermés administrativement par la préfecture en raison de manquements

La préfecture de Mayotte a ordonné la fermeture du restaurant de l’hôtel Maharajah à Mamoudzou pour des manquements sanitaires et celle du douka La Madjirani à Sada pour plusieurs infractions au Code du travail.

Deux arrêtés préfectoraux publiés, mardi 26 mai 2026, ont conduit à la fermeture administrative de deux établissements sur l’île. À Mamoudzou, le restaurant de l’hôtel Maharajah est suspendu jusqu’à sa mise en conformité sanitaire. À Sada, le douka La Madjirani devra rester fermé durant 80 jours après des constats liés au travail dissimulé et à l’emploi irrégulier de salariés.

Le restaurant du Maharajah suspendu pour raisons sanitaires

Le restaurant de l’hôtel Maharajah, à Mamoudzou, a été contraint d’interrompre temporairement son activité de restauration après un contrôle effectué le 5 mai par les services de l’État. Selon l’arrêté préfectoral daté du 22 mai, plusieurs infractions aux règles d’hygiène ont été relevées.

La préfecture estime que « ces manquements sont particulièrement graves et impliquent des dangers pour la santé publique auxquels il convient de mettre un terme sans délai ». La réouverture de l’établissement dépendra d’une nouvelle inspection menée par les agents de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF), chargés de vérifier « la réalisation intégrale des mesures correctives correspondant aux anomalies » constatées. La direction de l’hôtel Maharajah conteste pour sa part cette décision et a indiqué vouloir engager des recours contre l’arrêté préfectoral.

Un douka de Sada fermé pour travail dissimulé

À Sada, le douka La Madjirani fait également l’objet d’une fermeture administrative pour une durée de 80 jours. Cette mesure intervient après un contrôle conjoint de l’inspection du travail et de la gendarmerie. Les autorités indiquent qu’une employée de nationalité française travaillait sans contrat ni bulletin de salaire. Deux autres salariés, de nationalité comorienne, exerçaient quant à eux sans autorisation de travail. Les enquêteurs ont aussi relevé l’absence de déclaration fiscale et de déclaration d’activité professionnelle, ainsi que des paiements en espèces « sans traçabilité ». 

Dans son arrêté, la préfecture considère que ces faits « révèlent un mode de fonctionnement reposant structurellement sur le recours à une main-d’œuvre non déclarée et particulièrement vulnérable ». Elle souligne également que les salariés concernés se trouvaient « dans l’impossibilité juridique de refuser ou de dénoncer leur situation professionnelle ». 

Le représentant du commerce a affirmé avoir entrepris des démarches pour régulariser la situation administrative de l’établissement et déclaré deux salariés. La préfecture estime toutefois que ces démarches tardives démontrent qu’il ne rencontrait « aucune difficulté particulière pour se conformer aux dispositions légales applicables ». 

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