Le chantier de rénovation urbaine du quartier de La Vigie se poursuit en Petite-Terre. Dans un communiqué, la Communauté de communes de Petite-Terre (CCPT) annonce la livraison complète de la zone Matoury, dans le quartier de La Vigie, pour la rentrée scolaire de septembre 2026.
L’annonce avait été faite il y a une semaine à l’occasion d’une visite de chantier menée par le président de la CCPT, Charaffoudine Ramadani Toto, aux côtés des maires de Pamandzi et de Dzaoudzi-Labattoir ainsi que du directeur de la rénovation urbaine.
Désenclaver le quartier et installer des services

Lors de la visite, les élus ont constaté « plusieurs avancées sur le terrain ». En bas de la rue Matoury, le rond-point est en cours de finalisation avec la conservation de l’arbre central. « Ici, on pense l’aménagement, on ne fait pas une route pour faire une route », souligne la collectivité, qui prévoit également l’installation d’un banc sous cet espace ombragé.
Plus haut, un espace de jeux et des zones de repos prennent forme avec vue sur le lagon. Sur la boucle Achiraffi-Subra, les ravines ont été aménagées afin de « canaliser les eaux pluviales », tandis que des plantations et des espaces de repos ont été installés le long de la voie d’intensité.
Cette voie, présentée comme une « réponse prioritaire pour permettre l’accès aux secours et à la collecte des déchets », permet désormais de rejoindre la route de Moya. Les accès aux parcelles occupées sont aussi en cours d’aménagement et « les écoulements des eaux pluviales ont été réadaptés en fonction de la réalité du terrain afin de protéger les ouvrages réalisés ».

Au-delà des infrastructures, plusieurs équipements publics sont prévus dans la zone. Le futur groupe scolaire T17, une crèche, une maison d’assistants maternels et une maison de santé. Pour la CCPT, ces aménagements doivent répondre « au manque de services qui pèse sur les habitants du quartier depuis des années » et participer à « la transformation de la Ville Nouvelle de La Vigie ».
« L’ensemble de la zone Matoury sera livré d’ici septembre 2026 », affirme la CCPT, qui voit dans cette échéance « la volonté de la nouvelle équipe intercommunale d’honorer les engagements pris et d’accélérer la transformation du quartier ».
Plus de 24 millions d’euros d’investissement
Le projet dans sa globalité qui s’inscrit dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) concerne un territoire de 158 hectares à cheval entre Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir. Selon la CCPT, plus de 11.000 habitants vivent dans ce secteur, dont « 63 % dans des conditions précaires », avec « un quadruple isolement : physique, social, sécuritaire et sanitaire que le NPNRU a précisément pour mission de rompre ».
Le programme représente plus de 24 millions d’euros d’investissement, hors réparations liées aux cyclones Chido et Dikeledi, pour la réalisation des voiries et infrastructures. Le financement est assuré « à 70 % par l’État via l’ANRU, 8 % par le Conseil départemental et 22 % par la CCPT ».
V.D


