Dembeni, Bouéni, Mtsahara, Acoua… En novembre, la MSA Armorique-Mayotte sillonnera l’île pour écouter, expliquer, et retisser le lien avec ceux qui font pousser la terre malgré les tempêtes.

La MSA Armorique-Mayotte sur les routes : en novembre, l’agriculture mahoraise reprend la parole

Dembeni, Bouéni, Mtsahara, Acoua… En novembre, la MSA Armorique-Mayotte sillonnera l’île pour écouter, expliquer, et retisser le lien avec ceux qui font pousser la terre malgré les tempêtes.

Comme chaque année, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Armorique-Mayotte repart sur les routes. En novembre, ses équipes tiendront une série de réunions dans plusieurs communes de l’île, de Dembeni à Acoua, en passant par Bouéni et Mtsahara. Objectif : accompagner les exploitants agricoles dans leurs démarches sociales, vérifier leurs droits, et faire le point après une période encore marquée par les effets du cyclone Chido.

Informer, expliquer, accompagner

Mayotte, agriculture,
Sur les exploitations de Mayotte, les équipes de la MSA viennent expliquer les démarches sociales et répondre aux questions des agriculteurs.

Depuis dix ans, les agriculteurs mahorais relèvent du régime de la MSA Armorique-Mayotte, qui gère leur couverture sociale : maladie, retraite, indemnités journalières, accompagnement administratif. Pour une partie d’entre eux, ces démarches peuvent vite devenir complexes, d’où la volonté de la MSA d’aller directement sur le terrain.

« Notre rôle est d’accompagner les exploitants, mais dans le cadre des règles fixées par la loi », rappelle Yves Quinquis, coordinateur de la MSA pour Mayotte et la Guyane. L’organisme, qui est une structure privée chargée d’une mission de service public, ne peut pas modifier les textes à échelle locale. Ces réunions servent donc également à clarifier ce que la MSA peut (ou ne peut pas) faire, notamment en matière de cotisations et de droits sociaux.

Fin des mesures exceptionnelles, maintien du lien local

Les équipes de la MSA se rendront sur les exploitations de Mayotte pour informer les agriculteurs sur leurs droits et leurs démarches sociales.

Le cyclone Chido a fragilisé de nombreuses exploitations et ralenti les démarches administratives. Pendant plusieurs mois, la MSA avait assoupli ses procédures : déclarations sur l’honneur possibles en cas de perte de documents, report des paiements de cotisations… Ces mesures temporaires ont pris fin au mois de septembre 2025.

« Les justificatifs sont de nouveau nécessaires », déclare Yves Quinquis. Les reports de paiement s’achèveront eux aussi à la fin de l’année 2025, même si aucune procédure de recouvrement forcé n’est envisagée d’ici là. La MSA avait par ailleurs versé une aide d’urgence de 1.000 euros à plus de 1.300 agriculteurs dès le mois de janvier 2025, puis un complément de 200 euros en mars dernier, financés par les fonds nationaux d’action sociale.

Pour maintenir une présence de proximité, l’organisme s’appuie sur un réseau d’une quarantaine de référents locaux. Ces relais se rendent parfois directement chez les exploitants pour récupérer un document ou transmettre une information. Une manière de garder le contact dans un territoire où l’éloignement géographique complique souvent les échanges administratifs.

Cette tournée de novembre s’inscrit dans la continuité du travail de terrain mené par la MSA Armorique-Mayotte. Plus qu’une simple série de réunions, elle vise à maintenir un dialogue régulier entre les services sociaux agricoles et les exploitants, dans un contexte où la reprise d’activité reste particulièrement fragile.

Mathilde Hangard

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.