Après le vote du projet de loi pour la refondation de Mayotte, mercredi 9 juillet, la députée Anchya Bamana, membre du Rassemblement national, fait valoir que le combat pour l’accès à l’eau continue sur le territoire. Elle déplore un manque de volonté de la part du Gouvernement pour trouver des solutions palliatives, en attendant la construction des infrastructures nécessaires.

Accès à l’eau, le Rassemblement National appelle le Gouvernement à « sortir de l’indifférence »

Après le vote du projet de loi pour la refondation de Mayotte, mercredi 9 juillet, la députée Anchya Bamana, membre du Rassemblement national, fait valoir que le combat pour l’accès à l’eau continue sur le territoire. Elle déplore un manque de volonté de la part du Gouvernement pour trouver des solutions palliatives, en attendant la construction des infrastructures nécessaires.

« Depuis Chido, je suis en pourparler avec le ministre des Outre-mer pour trouver des solutions palliatives comme le dessalement d’eau de mer en haute mer, pour répondre aux besoins urgents en eau pour les mahorais », indique la députée RN Anchya Bamana, dans un communiqué mercredi 9 juillet, « mais visiblement, le Gouvernement estime que « retrouver nos coupures d’eau comme avant Chido » est la solution à notre calvaire ».

« Trouver des solutions concrètes à court terme »

Mayotte, usine de dessalement, Ironi Bé,
L’usine de dessalement d’Ironi Bé pourrait produire jusqu’à 10.000 m³ d’eau potable par jour d’ici 2026. En attendant le RN demande la mise en place de solutions concrètes à court terme

« Or, dans le “Plan Mayotte debout du premier ministre”, pour l’accès à l’eau, il est écrit ceci : le gouvernement est prêt à augmenter les moyens en fonction des besoins ». C’est dans ce cadre, que mon groupe se mobilise pour que le gouvernement finance la solution palliative pour permettre aux français de Mayotte d’avoir de l’eau pour vivre, en urgence”, poursuit Anchya Bamana. « Quand les français de l’Hexagone souffrent de canicule après 3 jours de soleil, le gouvernement s’agite à trouver des solutions en urgence. Par contre quand les français de Mayotte manquent d’eau simplement pour vivre, ou croulent sous les maladies liées au manque d’eau, la réponse est l’indifférence du gouvernement », déplore-t-elle.

Le 4 juillet dernier dans une lettre, Marine Le Pen appelait le Premier ministre à « avancer dans la recherche de solutions concrètes à court terme, pour faire face à l’urgence dans l’attente de la mise en fonctionnement de la deuxième usine de dessalement, prévue pour l’instant en 2027 – mais qui risque d’être encore retardée compte tenu de l’avis négatif du Conseil national de la protection de la nature ». « La reconstruction de Mayotte ne pourra être entreprise si cette situation hydrique venait à se prolonger », avait remarqué la présidente du groupe Rassemblement National à l’Assemblée nationale.

La solution Waterships

Le bateau Odeep One qui sert à transformer l’eau salée en eau potable (DR)

« Notre députée mahoraise, Anchya Bamana, a alerté à plusieurs reprises le ministre des Outre-Mer sur cette question, et présenté une solution technique pertinente pour répondre en urgence à la situation : la mise en place d’un bateau-usine. Cela permettrait de fournir de l’eau potable à Mayotte dans un délai de six mois, en s’appuyant sur le portage de l’association Waterships, que nous avons rencontrée à plusieurs reprises”, indiquait Marine Le Pen, « or, il n’a été donné à ce jour aucune suite tangible à la réunion organisée avec les représentants de cette association au cabinet du ministre d’État, ministre des Outre-Mer ».

« Le projet porté par Waterships comporte un intérêt majeur pour notre pays à long terme eu égard aux enjeux croissants d’accès à l’eau. Il y a là un sujet d’intérêt pour notre défense, mais aussi pour nos forces armées ou pour des États partenaires de la France. Le coût d’acquisition présenté par l’association (environ 50 millions d’euros), si l’on prend en compte les besoins identifiés de fonctionnement (environ 15 millions d’euros par an) apparaissent, dans ce contexte, tout à fait acceptables”, a noté Marine Le Pen.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.