Lundi matin, certains agents hospitaliers de Mamoudzou et de Kahani ont fait valoir leur droit de retrait.

CHM : Les ASH et les aides-puéricultrices font valoir leur droit de retrait à Mamoudzou et Kahani

Lundi matin, certains agents hospitaliers de Mamoudzou et de Kahani ont fait valoir leur droit de retrait.

<p style="text-align: justify;">Depuis 24h, des agents des services hospitaliers (ASH) mais aussi des aides-puéricultrices du service de maternité du centre médical de référence de Kahani et de la maternité de Mamoudzou ont fait valoir leur droit de retrait. Ces agents dénoncent une charge de travail trop importante par rapport aux ressources humaines disponibles dans les services de maternité de Mamoudzou et de Kahani. Ce droit de retrait exercé par certains agents ne concerne que les services de maternité de Mamoudzou et de Kahani. À ce stade, les infirmières puéricultrices et les sages-femmes n’ont pas rejoint le mouvement.</p>

<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>"Une surcharge de travail"</strong></p>
</blockquote>
<a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/03/Bebe-maternite.jpg"><img class="size-medium wp-image-25991" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/03/Bebe-maternite-300×212.jpg" alt="Mayotte, enfants, parents, parentalité, CCAS, CSSM, CAF, PMI" width="300" height="212" /></a> Le 19 avril dernier, une patiente s’était rendue au Centre médical de référence (CMR) de Mramadoudou pour accoucher et le nouveau-né était décédé dans l’ambulance de transfert à Mamoudzou.
<p style="text-align: justify;">Interrogée, la direction du CHM a confié être consciente de la situation : "Il y a une surcharge de travail au sein des services de maternité de Mamoudzou et de Kahani du fait de la fermeture des maternités de Mramadoudou et Dzoumogné." En effet, depuis plusieurs mois, les maternités de Dzoumogné et de Mramadoudou ne sont plus fonctionnelles du fait d’un manque criant d’effectifs, notamment de médecins, de sages-femmes, d’infirmières puéricultrices, mais aussi d’ASH et d’aides-puériculteurs.</p>

<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Des cartes rebattues mais ça ne passe pas</strong></p>
</blockquote>
<a href="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/07/IMG_6937-scaled.jpg"><img class="size-medium wp-image-34867" src="https://lejournaldemayotte.yt/wp-content/uploads/2023/07/IMG_6937-225×300.jpg" alt="Malgré le maintien des renforts venus dans le cadre de la réserve sanitaire, il manque à Mayotte 100 sages-femmes pour répondre aux besoins du territoire" width="225" height="300" /></a> En moyenne, près de 30 bébés naissent chaque jour à la maternité de Mamoudzou
<p style="text-align: justify;">Malgré cette fermeture, la direction avait conservé les effectifs en place des maternités de Dzoumogné et de Mramadoudou pour gérer la crise choléra : "Les effectifs étaient maintenus parce que nous devions transformer ces unités en unité choléra." En l’absence de détection de cas de choléra sur le territoire mahorais depuis le 12 juillet dernier, l’Agence régionale de santé de Mayotte et Santé publique France avaient annoncé la fin de l’épidémie. Pour la direction du CHM, les effectifs des maternités de Dzoumogné et de Mramadoudou doivent désormais venir renforcer leurs collègues des services de maternité de Mamoudzou et de Kahani pour faire face à une activité importante : "Comme il n’y a plus de choléra on va répartir ces effectifs des maternités de Mramadoudou et Dzoumogné entre Kahani et Mamoudzou. Mais les agents sont réfractaires à se déplacer", déclare le directeur du CHM, Jean-Mathieu Defour.</p>

<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Vers une baisse du nombre de naissances en 2024 ? </strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette décision sera soumise à discussion lors de la prochaine réunion du comité social d’établissement (CSE) prévue vendredi 22 novembre. En attendant, les agents poursuivent un service minimum d’urgence et rencontreront la direction du CHM ce mardi 19 novembre dans la matinée. Pour autant depuis plusieurs semaines, le CHM observe une chute du nombre de naissances à Mayotte en 2024, de près de 1.000 naissances en moins cette année par rapport à l’année 2023, où 10.200 bébés avaient vu le jour.</p>
Mathilde Hangard

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Élections municipales de Mamoudzou : la justice décide qu’il n’y aura pas de nouveau scrutin

Le tribunal administratif de Mayotte entérine le score de la liste d’Ambdilwahedou Soumaïla au premier tour des élections municipales de Mamoudzou. Ce mardi 15 septembre, il donne en partie raison au requérant, Ahamada Haribou (arrivé deuxième), en retranchant 104 voix litigieuses.

Des parents d’élèves demandent le départ de la rectrice : « Si elle ne s’occupe pas de nous, elle doit démissionner »

Le lycée de la Cité du Nord entame ce lundi 14 septembre sa troisième semaine de blocage. Près de 180 parents, enseignants et représentants syndicaux se sont réunis devant l'établissement scolaire. La mobilisation des parents prend de l'ampleur, tandis qu'aucune rencontre avec la rectrice ou une délégation du rectorat n'était encore confirmée dans la matinée.

« Le CHM brille par son silence » : les brancardiers et ambulanciers en grève à Mayotte

Plus d'une vingtaine de brancardiers et ambulanciers du CHM sont en grève depuis lundi matin à Mamoudzou. Heures supplémentaires contestées, manque d'effectifs, missions SMUR et interventions à la morgue, les agents dénoncent une accumulation de difficultés et réclament des réponses de la direction.

Environnement : Plus de 41 000 euros attribués à trois projets écologiques à Mayotte

L'Office français de la biodiversité (OFB) a dévoilé les lauréats de la seizième édition de son programme de financement TeMeUm (Terres et Mers Ultramarins). Au total, trois projets mahorais d'initiatives locales, associatives et écologiques vont donc se partager une enveloppe de 41.550 euros.