Deux Mahorais lancent une plateforme de financement participatif pour l’océan Indien

Ils ont 26 ans et veulent monter le projet des projets, la plateforme qui permettra le financement de toutes les initiatives de La Réunion et Mayotte. Ils lancent leur communication pour mobiliser les 1ers porteurs.

Les porteurs de Zeprojet Samine et Nazir«Les petits ruisseaux font les grandes rivières». C’est le proverbe que deux jeunes Mahorais fraîchement diplômés ont choisi pour lancer la première plateforme de financement participatif de l’océan Indien. Avec Zeprojet, ils veulent faire converger les idées et les euros. «Je sais que dans notre génération, il y a plein de jeunes qui ont des envies et des projets mais qui se plaignent de ne pas trouver de financement», constate Samine Aboubacar.

Lui, a terminé ses études l’an dernier à Lyon. Il est revenu à Mayotte avec un master d’informatique et de statistique en poche. Nazir Abdallah, son associé, achève à La Réunion son parcours en banque et finance. Les deux amis, tous deux âgés de 26 ans, parient sur leur complémentarité pour réussir leur aventure.

«A Lyon, j’avais un ami qui a financé un projet sur une plateforme de crowdfunding. De mon côté, je cherchais une idée à développer avec l’idée de devenir un entrepreneur social, monter une boite qui apporte une vraie plus-value aux gens», explique Samine. Ce sera donc une plateforme de financement participatif.

Des dons et des paliers

ZP TwitterCe type de sites fonctionne grâce aux projets que déposent ceux qui recherchent des financements en offrant des contreparties. «Le porteur de projet fixe des paliers et propose des contreparties de plus en plus importantes en fonction des dons. Par exemple, quelqu’un qui veut réaliser un album peut offrir le CD pour 20 euros, puis le CD et un tee-shirt pour 50 euros…etc.» Le site, lui, se rémunère en prenant un pourcentage. Zeprojet envisage de prendre 10% sachant que 2 à 3% sont captés par le prestataire de paiement.

Cette fois-ci, le compte à rebours est lancé : la communication débute sur les réseaux sociaux, la finalisation des aspects juridiques est en cours et la plateforme est en chantier. «En communiquant, on fait un peu une étude de marché en direct sur les réseaux sociaux pour voir si l’idée peut fonctionner chez nous et si des projets se présentent. Il existe des plateformes de ce type-là dans toutes les régions du monde, pourquoi pas à Mayotte ?»

ZP Twitter4Zeprojet pour l’océan Indien

Leur idée est d’installer le site à cheval sur Mayotte et La Réunion pour en faire un véritable carrefour des initiatives à financer dans l’océan Indien. «On a déjà quelqu’un qui veut lancer une marque, un autre qui souhaite réaliser un court métrage… On voudrait avoir suffisamment de projets pour lancer la plateforme et les premières campagnes à la fin du mois d’octobre», explique Samine.

Le site n’est donc pas encore ouvert, il se résume à l’heure actuelle à un portail sur lequel les porteurs de projets potentiels peuvent laisser des coordonnées pour espérer, comme Samine et Nazir, d’«aller au bout de (leurs) idées grâce @Zeprojet».
RR
Le Journal de Mayotte

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