La cour a ainsi confirmé le jugement rendu le 20 janvier dernier, par le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Au mois d’avril, elle avait remis le prévenu en liberté dans l’attente de son procès en appel, après plusieurs semaines de détention au centre pénitentiaire de Saint-Denis de La Réunion.
Les juges ont retenu que Théophane Narayanin était le commanditaire de l’agression d’Emma Buttet, alors avocate au barreau de Mayotte, sans en être l’auteur matériel. Selon les décisions de justice, cette expédition punitive visait en réalité Maître Sylvie Sévin, qui défendait à l’époque l’ancien maire de Koungou, Frédéric Dachery, dans un contentieux l’opposant à l’homme d’affaires. Emma Buttet aurait été agressée violemment après avoir été prise par erreur pour sa consœur.
En première instance, Théophane Narayanin avait également été condamné à une amende de 75.000 euros et à une interdiction d’exercer une activité commerciale pendant quinze ans. La confirmation de ce jugement en appel rend cette condamnation définitive, sous réserve d’un éventuel pourvoi en cassation.


