La convention pluriannuelle définit une série d’études et de travaux pour améliorer le cadre de vie des habitants de Kawéni, quartier prioritaire de la ville. Initialement, cette convention concernait les secteurs du village, de la SPPM et de la zone scolaire, mais cet ajustement prévoit une extension à deux autres périmètres : la Geôle et le secteur Disma.
L’État, à travers l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), renouvelle ainsi son partenariat avec la Ville de Mamoudzou pour un engagement financier supplémentaire de 4.279.000 euros. Cet ajustement s’inscrit dans le cadre d’un programme global de rénovation urbaine dont le coût total s’élève à 189 millions d’euros
Un ajustement pour prendre en compte les dégâts causés par Chido

Pour le maire de Mamoudzou, la signature de cette convention est « un moment important car elle vise à transformer la première zone économique du territoire. C’est un secteur stratégique… », a-t-il rappelé. « Régler les problèmes de Mamoudzou, c’est apporter des solutions aux Mahorais. Quand Mamoudzou va bien, Mayotte va mieux. En cette période où l’argent se fait rare, cet engagement financier de plus de 4 millions d’euros est un signal important ».
En effet, cet ajustement va prendre en compte les dégâts occasionnés par le cyclone Chido dans le cadre des opérations sur le campus scolaire, la maison de projet, les travaux sur le secteur de Mahabourini et les espaces publics du village sur Lazérévouni et Bazama (plateformes de services urbains). Il va aussi examiner les surcoûts observés sur la zone scolaire et envisager la création de 2 nouvelles opérations étendant ainsi la convention à deux nouveaux secteurs : l’aménagement du secteur Disma (autour de la rue du clair de lune), et les travaux préparatoires (démolition, relogement) à l’aménagement du secteur la Geôle au niveau de l’impasse Bel Hamissi.

Cet ajustement va aussi procéder au recalcul du nombre de constructions de logements et de réservations de logements dans les programmes de construction pour le bailleur ALMA comme le définit le règlement de l’ANRU, « sans oublier la prolongation de l’équipe projet jusqu’en 2030 », a insisté le maire de Mamoudzou.
A travers la signature de cette convention, Frédéric Poisot a, quant lui, tenu à rappeler le soutien de l’État dans l’achèvement de cette phase de transformation urbaine. « On va au-delà de ce qui était prévu… Mon rôle en tant que préfet est d’accompagner les maires qui ont une vision politique ambitieuse afin de trouver des solutions pour ce territoire. Et pour ça, vous me trouverez à vos côtés ».
B.J.


