Les participantes étaient installées dans l’hémicycle au moment de l’ouverture des travaux. Au milieu de la séance, elles ont brandi deux banderoles qu’elles ont déployées à l’intérieur portant les messages : « le port de Longoni appartient aux Mahorais » et « non aux Epics karivendzé ».
Au moment où le dossier relatif au port a été retiré de l’ordre du jour, le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousseni, leur a proposé de revenir ultérieurement pour exposer leurs revendications dans un cadre dédié, expliquant que le sujet ne pouvait pas être traité dans cette plénière.
Des inquiétudes autour de la gestion des infrastructures
Au nom du collectif, Sandati Abdou Hadi, porte-parole des « Femmes Leader », a pris la parole pour exprimer une inquiétude persistante autour de la gouvernance des infrastructures locales. En particulier du port de Longoni, qu’elles estiment menacé de changement de statut ou de perte de contrôle local.
« On ne veut plus de rencontres en secret car à chaque fois vous dites oui mais on n’a jamais de résultats, nous on veut voir tous les élus », avant de rappeler que le collectif souhaite être associé directement aux décisions.
Dans son intervention, elle a également évoqué d’autres structures comme la Société Immobilière de Mayotte (SIM) ou encore le syndicat des eaux, qu’elle cite comme exemples d’un recul progressif du contrôle local, tout en insistant sur le poids économique du port pour le territoire et sur la nécessité, selon elles, de préserver sa gestion au niveau départemental. « Ils veulent prendre le port de Longoni en sachant très bien qu’il apporte 14 millions d’euros au Département », explique-t-elle.
Elle ajoute : « On a constaté qu’à chaque fois qu’il y’a une structure que les Mahorais peuvent revendiquer l’Etat prend la main et nos élus ne font rien ! », martèle la porte-parole.
Shanyce MATHIAS ALI.


