Violences au lycée de Sada : le conseiller Soula Said-Souffou réclame une riposte immédiate et coordonnée

Sada, 18 septembre 2026 — Un nouvel épisode de violences en bande a frappé le lycée de Sada ce vendredi 18 septembre. Selon les éléments communiqués au conseiller départemental Dr Soula Said-Souffou (canton Sada–Chirongui), plusieurs individus armés de machettes, d’autres armes blanches et d’objets détournés en armes ont pénétré dans l’établissement, semant la peur parmi élèves et personnels. L’élu exprime son soutien aux élèves, aux équipes éducatives et aux familles.
Face à la récurrence des faits signalés, le conseiller dénonce une escalade qui installe l’angoisse d’une « prochaine attaque » et dégrade les conditions d’enseignement. « Brandir une machette ou l’utiliser pour menacer fait craindre des blessures graves, voire la mort », rappelle-t-il, estimant que la terreur ressentie dépasse largement un simple « sentiment d’insécurité » et qu’aucun membre de la communauté scolaire ne devrait redouter une attaque armée à l’école.
Dr Soula Said-Souffou s’élève contre toute présentation réduisant ces événements à de simples « troubles à l’ordre public ». Une telle formule, affirme-t-il, occulte « des groupes armés, des menaces et une communauté scolaire terrorisée ». Il renvoie à la justice le soin d’établir les faits, les responsabilités et les qualifications pénales, tout en refusant toute euphémisation ou banalisation.
L’élu formule quatre demandes précises: au préfet, une sécurisation immédiate et durable du lycée, de ses abords et des trajets scolaires, avec une présence adaptée des forces de sécurité et une capacité d’intervention rapide; à la rectrice, le renforcement du contrôle des accès, des procédures d’alerte, un accompagnement psychologique et la protection fonctionnelle des agents éligibles; au procureur de la République, des investigations diligentes intégrant les faits antérieurs et leurs possibles liens, l’examen de toutes les qualifications et circonstances aggravantes, et, si les éléments le justifient, la saisine du Parquet national antiterroriste pour une éventuelle qualification terroriste; aux autorités de l’État enfin, des mesures coordonnées avec la communauté scolaire et les élus, assorties d’un calendrier précis et d’un suivi effectif.
« La répétition des violences exige une protection accrue », insiste-t-il, rappelant qu’à Sada comme ailleurs à Mayotte, apprendre et enseigner en sécurité doivent être un droit garanti par la République.

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