Plus de 150 000 biscuits contrefaits saisis par la douane au port de Longoni

La douane de Mayotte a bloqué au port de Longoni un lot de plus de 150 000 biscuits imitant une marque française emblématique. L’opération s’inscrit dans la lutte contre les contrefaçons et la protection de la santé des consommateurs.

Le chargement, expédié depuis Madagascar par une société spécialisée dans les confiseries, était destiné à une entreprise de restauration collective. Placées en retenue-contrefaçon par les agents des douanes, les marchandises ont rapidement suscité des vérifications qui ont confirmé les soupçons.

La Biscuiterie Nantaise (BN), aujourd’hui PLADIS France, a certifié que les emballages des produits saisis reprenaient « les caractéristiques essentielles et immédiatement reconnaissables des biscuits emblématiques commercialisés sous la marque BN ». Les avocats de l’entreprise soulignent que la copie ne se limite pas aux boîtes : la forme même du biscuit—un carré aux coins arrondis, orné d’un « visage » souriant avec deux yeux ronds et une bouche ouverte—ainsi que sa composition—deux biscuits réunis par une garniture chocolatée, façon sandwich—étaient reproduites.

IMG_20260907_090711629_AE

Pour éviter une procédure judiciaire, l’importateur a consenti à faire détruire l’intégralité du lot à ses frais. Il devra en outre s’acquitter d’une pénalité substantielle auprès de la douane, alourdie par la prise en compte a posteriori de précédents chargements introduits à Mayotte. La facture finale, estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros, illustre qu’un biscuit vendu quelques centimes à Madagascar peut coûter bien plus cher lorsque la douane s’en mêle.

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

« Au plus près de la recherche », des étudiants mahorais embarquent à bord du Marion Dufresne

Des étudiants de l'Université de Mayotte ont embarqué ce vendredi 18 septembre à La Réunion à bord du Marion Dufresne. Pendant trois semaines, ils vont suivre une campagne scientifique consacrée au volcan sous-marin de Mayotte, au plus près des chercheurs et des instruments.

Six ans après les premières Assises de la sécurité, qu’est-ce qui a vraiment changé ?

Des actions ont été lancées, certaines sont aujourd’hui bien installées, d’autres restent en cours ou difficiles à mesurer. Six ans après les premières Assises de la sécurité et de la citoyenneté, les 35 mesures retenues en 2020 livrent un bilan encore partagé.

« Je fais comment si j’ai pas mon téléphone ? », à Mamoudzou, l’insécurité inquiète les lycéens

Au lycée Younoussa-Bamana, à Mamoudzou, la première journée sans téléphone portable a suscité vendredi matin des réactions contrastées. Entre scepticisme, enthousiasme et inquiétude, certains élèves redoutent notamment de ne plus pouvoir joindre leurs proches en cas d'insécurité.

La lutte contre l’illettrisme passe aussi par la formation professionnelle

À l’occasion des Journées nationales d’action contre l’illettrisme, AKTO met en avant l’importance des savoirs de base dans le monde du travail. À Mayotte, où les difficultés avec la lecture et l’écriture sont particulièrement importantes, la formation apparaît comme un moyen d’aider les salariés à gagner en autonomie et à faciliter leur accès à l’emploi.