Le Groupement Patronal de Mayotte (GPM) salue le vote intervenu le 15 septembre 2026 au Parlement européen, qui a adopté, par 465 voix contre 69, un amendement permettant d’envisager une exemption temporaire au Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) pour les régions ultrapériphériques, dont Mayotte, "les surcoûts liés au MACF auraient constitué un frein majeur pour nos entreprises et une charge supplémentaire pour la population". Une perspective jugée déterminante pour une économie locale confrontée à d’importants besoins de reconstruction et de développement.
Le GPM crédite l’initiative de Younous Omarjee, vice‑président du Parlement européen, et remercie les parlementaires qui ont soutenu ce dispositif, ainsi que la ministre de l’Outre‑mer Naïma Moutchou. Lors de son déplacement à Mayotte, dans les locaux d’Expert RH à Dzoumogné, la ministre avait affirmé son intention de porter ce dossier, soulignant ses conséquences pour le territoire : hausse du coût des matériaux de construction, frein à la coopération régionale et aggravation de l’inflation.
Cette avancée fait écho aux alertes répétées du GPM. À l’occasion de la visite du Premier ministre les 26 et 27 août 2026, l’organisation avait dénoncé l’impact d’une application uniforme du MACF à Mayotte, avant de formaliser ses demandes dans une note de suivi transmise le 9 septembre 2026. Le GPM y plaidait pour une exemption, ou a minima une adaptation territoriale, et réclamait un diagnostic précis de l’exposition de Mayotte : liste des produits et codes douaniers concernés, origine et volumes d’importation, secteurs utilisateurs, nombre d’opérateurs assujettis et estimation des surcoûts réels.
Dans un territoire fortement dépendant des importations régionales – notamment pour les matériaux liés à la reconstruction, au logement, aux infrastructures et à l’activité économique – l’absence d’alternatives européennes accessibles rend une application non ajustée du MACF particulièrement pénalisante, prévient le GPM. Le texte adopté prévoit une dérogation de quatre ans, renouvelable, activable par l’État membre concerné, reconnaissant que l’éloignement, l’insularité et les contraintes d’approvisionnement peuvent justifier des adaptations des politiques européennes.
Le Groupement de Fahardine Mohamed se félicite de cette étape, tout en rappelant qu’elle doit encore être confirmée dans les négociations avec le Conseil de l’Union européenne ; l’exemption n’étant pas en vigueur, les obligations actuelles du MACF continuent de s’appliquer aux entreprises concernées. L’organisation remercie ses partenaires – FMBTP, AIM, syndicat des transitaires, FEDOM, service de la douane, services extérieurs du conseil départemental et de la région, ainsi que les importateurs mobilisés – dont les retours de terrain ont éclairé les enjeux pour l’économie mahoraise. Pour le GPM, cette première reconnaissance prouve que les réalités locales peuvent être entendues lorsqu’elles sont défendues avec constance, précision et détermination. L’organisation assure rester mobilisée pour que la transition écologique ne fragilise pas davantage les entreprises et le pouvoir d’achat à Mayotte. Au GPM, nous sommes RAHACHIRI.
Contact presse : Groupement Patronal de Mayotte, Centre Maharadja – 1 impasse Kawéni – 97600 Mamoudzou, groupementpatronal.may@gmail.com. Fahardine MOHAMED, président du Groupement Patronal de Mayotte.


