Dans un communiqué, l’Association des maires de Mayotte condamne la tribune publiée par Me Saïd Larifou, le 15 juillet dernier, dans les colonnes du journal France Mayotte Matin, exhortant les autorités de l'Union des Comores à replacer la revendication de souveraineté sur Mayotte au premier rang de leurs priorités diplomatiques, notamment auprès des organisations internationales.

L’AMM 976 condamne les déclarations de Me Saïd Larifou et réaffirme l’ancrage de Mayotte dans la République française

Dans un communiqué, l’Association des maires de Mayotte condamne la tribune publiée par Me Saïd Larifou, le 15 juillet dernier, dans les colonnes du journal France Mayotte Matin, exhortant les autorités de l'Union des Comores à replacer la revendication de souveraineté sur Mayotte au premier rang de leurs priorités diplomatiques, notamment auprès des organisations internationales.

Par les déclarations de Me Larifou, l’Association des maires de Mayotte (AMM 976) à travers son président, Ambdilwahedou SOUMAÏLA, considère qu’ « [il] appelle ouvertement un État tiers à contester l’intégrité du territoire de la République et nie le choix librement, souverainement et constamment exprimé par les Mahoraises et les Mahorais depuis plus d’un demi-siècle ; qu’il est particulièrement grave qu’un citoyen français, avocat de surcroît, se fasse le porte-voix d’une revendication étrangère dirigée contre son propre pays et contre la volonté démocratique d’une population française ; et que de telles déclarations, loin de relever du simple débat d’idées, alimentent des tensions inutiles entre les peuples frères de l’archipel, fragilisent la coopération régionale et nourrissent les entreprises de déstabilisation ».

Pour l’AMM 976, cette démarche est « d’une indécence caractérisée à l’heure où Mayotte, meurtrie par le cyclone Chido, mobilise toutes ses forces dans la reconstruction et où les communes portent, jour après jour, l’effort de relèvement du territoire (…) L’appartenance de Mayotte à la France ne relève ni de la négociation, ni de la spéculation diplomatique, ni du fonds de commerce médiatique de quiconque, mais de la volonté du peuple mahorais, plusieurs fois consacrée par le suffrage universel et protégée par la Constitution ».

Aussi, l’Association des maires de Mayotte condamne avec la plus grande fermeté les déclarations de Me Saïd Larifou, « qui constituent une atteinte inacceptable à la dignité du choix démocratique des Mahoraises et des Mahorais et une provocation délibérée à l’égard de la population de Mayotte » et réaffirme que Mayotte est française, « qu’elle l’est par la volonté de son peuple, qu’elle le demeurera, et que le 101e département de France n’est à vendre sur aucune scène diplomatique » ; tout en dénonçant « l’instrumentalisation de la cause comorienne à des fins de notoriété personnelle ».

En outre, l’AMM demande au Gouvernement de la République d’opposer une réponse diplomatique immédiate, ferme et systématique à toute relance de la revendication comorienne sur Mayotte dans les enceintes internationales, et de rappeler sans ambiguïté que l’intégrité du territoire national n’est pas négociable.

De plus, elle souhaite que le Préfet de Mayotte, Frédéric Poisot, exerce la plus grande vigilance, dans le cadre de ses pouvoirs de police administrative, « à l’égard de toute initiative ou réunion publique que l’intéressé organiserait sur le territoire et qui serait de nature à troubler l’ordre public ».

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