Réuni le 26 mars au Sénat, le comité de suivi de la loi pour la refondation de Mayotte a lancé ses travaux pour veiller à la mise en œuvre des engagements de l’État.

Refondation de Mayotte : le comité de suivi définit son cap

Réuni le 26 mars au Sénat, le comité de suivi de la loi pour la refondation de Mayotte a lancé ses travaux pour veiller à la mise en œuvre des engagements de l’État.

Le comité de suivi de la mise en œuvre de la loi du 11 août 2025 de programmation pour la refondation de Mayotte s’est réuni le 26 mars au Sénat, la première fois depuis l’officialisation de son installation le lundi 15 décembre, lors de la visite de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou.

Un rapport public intermédiaire attendu avant le 1er juillet 2028

Présidé par le sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi, ce comité réunit des parlementaires nationaux et locaux, des représentants des collectivités mahoraises ainsi que de l’État. Il comprend notamment les députées Anchya Bamana et Estelle Youssouffa, plusieurs sénateurs dont Saïd Omar Oili, le président du Conseil départemental Ben Issa Ousséni, Madi Madi Souf, représentant de l’Association des maires, Ali Moussa Moussa Ben, président de l’Association des intercommunalités, ainsi que le préfet de Mayotte François-Xavier Bieuville.

« Cette réunion a permis de poser les premières bases des travaux à venir et de partager les priorités en vue de la refondation du territoire », a indiqué son président Thani Mohamed Soilihi, dans un communiqué daté du vendredi 27 mars. Il précise que cette instance doit rendre, avant le 1er juillet 2028, un rapport public intermédiaire évaluant l’impact des actions engagées en matière de reconstruction et de refondation de Mayotte, ainsi que la réalisation des investissements prévus.

« Les membres du comité de suivi ont tenu, à l’occasion de cette première réunion, à définir le cadre méthodologique de leurs travaux et un calendrier prévisionnel afin qu’il puisse en être rendu compte à intervalles réguliers à la représentation nationale et à la population mahoraise », ajoute Thani Mohamed Soilihi. « Au regard des enjeux majeurs pour le territoire, les membres du comité s’engagent à garantir un suivi rigoureux et utile, pour permettre à la population de s’assurer de la réalisation effective des engagements de l’État et d’obtenir des résultats concrets ».

Un rôle de vigie sur la mise en œuvre des engagements

Le comité a pour objectif d’exercer un « rôle de vigie sur la mise en œuvre de ces engagements« , qu’ils soient d’ordre financier, législatif ou règlementaire, dans une série de thématiques d’une importance capitale pour le territoire pour satisfaire les besoins des Mahorais, en particulier en matière de convergence sociale et économique, de sécurité et de lutte contre l’immigration clandestine ou encore d’éducation ou d’accès à l’eau et aux services élémentaires d’assainissement.

« Cette réunion marque ainsi le lancement opérationnel des travaux du comité de suivi, qui s’inscriront dans une dynamique d’évaluation continue et d’appui à la bonne mise en œuvre de la loi ».

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