Des recherches poussées par hélicoptère n’ont rien donné depuis des jours. En tout, 19 personnes dont six Comoriens étaient à bord de ce voilier qui a subi une maintenance au mois d’avril dernier. Le navire d’un total de 220 tonnes est spécialisé dans le transport de marchandises.

Un bateau mystérieusement disparu entre Madagascar et les Comores

Des recherches poussées par hélicoptère n’ont rien donné depuis des jours. En tout, 19 personnes dont six Comoriens étaient à bord de ce voilier qui a subi une maintenance au mois d’avril dernier. Le navire d’un total de 220 tonnes est spécialisé dans le transport de marchandises.

Un bateau qui fait des navettes régulières entre Madagascar et les Comores n’a donné aucun signe depuis jeudi 19 juin. Au départ du port de Majunga, lundi 16 juin, à destination de l’île d’Anjouan aux Comores, le voilier n’a émis aucun appel de détresse, selon l’Agence nationale comorienne des affaires maritimes (ANAM). « Nous n’avons aucune information à vous donner, il faut contacter le directeur général. Ce que je sais, le bateau n’est pas arrivé à destination », nous dit un agent de la capitainerie à Moroni. Une première phase de recherches n’a rien donné. Un hélicoptère avait sillonné la zone, sans localiser le navire.

 Des questions sans réponses

Selon un proche des personnes à bord, « un signal de communication avait été repéré mercredi 18 juin au soir », soit 12h avant l’heure d’arrivée prévue car le bateau était censé accoster aux alentours de 16h le jeudi 19 juin au port de Mutsamudu. Le petit navire était-il proche des côtes comoriennes ? A-t-il été victime de la houle en milieu de route ? A-t-il chaviré quelque part ? Difficile de répondre à ces questions.

La ministre des Transports maritimes des Comores, Alfeine Yasmina, a annoncé « des recherches en cours » pour localiser le bateau disparu. « D’importants moyens ont été mobilisés de part et d’autre, et tous les navires faisant escale dans la zone ont été mis en alerte. Pour l’instant, aucun nouvel élément n’a été signalé. Le risque que le bateau ait dérivé vers d’autres directions est réel », a-t-elle souligné, interrogée par le correspondant de RFI à Moroni.

L’angoisse laisse place à l’incertitude

Au port de Mutsamudu (Anjouan), l’inquiétude est à son comble

Le navire qui pèse 220 tonnes a démarré ses activités il y a « quatre mois », selon le journal comorien Al-watwan qui parle de « Mystère et inquiétude » dans sa livraison de ce mercredi 25 juin. Les propriétaires du bateau ont fait le choix de limiter les navettes au transport de marchandises après la réouverture des frontières maritimes entre les Comores et la Grande Ile. « Plus le temps passe, plus l’inquiétude grandit », souligne une source citée par le journal comorien.

Pour l’heure, l’angoisse laisse place à l’incertitude. Les autorités comoriennes ont mis en place un dispositif de contact avec les familles, toujours selon la ministre. Les deux pays n’ont pas annoncé une coordination commune pour les opérations de recherches en mer. On note un total de 19 personnes à bords, des Malgaches et des Comoriens dont le nombre est de quatre parmi les passagers et deux parmi le personnel navigant. Les Comores et Madagascar disposent de moyens d’intervention dans leurs eaux maritimes et peuvent, si besoin, activer le mécanisme régional de recherche et de sauvetage en mer.

A.S.Kemba, Moroni

Partagez l'article :

spot_imgspot_img

Les plus lus

Publications Similaires
SIMILAIRES

Descente Sogea: un scooteriste pris en charge par le SAMU après un accident

Lundi, vers 13 heures, un accident de la circulation...

Concours de start-ups – Choose Outre-mer

Organisée par le Ministère des Outre-mer et inspirée du...

Les urgences des communes au cœur de la rentrée des maires

Réunis samedi dernier à l’hémicycle Bamana pour leur conférence de rentrée, les maires et présidents des Établissements publics de coopération intercommunale de Mayotte ont fait le point sur une rentrée scolaire encore marquée par le manque de places, des écoles en chantier et des établissements fermés, avant de revenir sur les difficultés de financement des communes et les priorités des prochaines semaines.

Université de Mayotte : Abal-Kassim Cheik Ahamed veut « être à la hauteur des attentes », sans fermer la porte à un nouveau mandat

Alors que l’Université de Mayotte entame une nouvelle année universitaire avec plus de 1 800 étudiants inscrits, son président, Abal-Kassim Cheik Ahamed, défend le rôle de l’établissement dans le développement du territoire. Formation des enseignants, ouverture de nouvelles filières, vie étudiante, recherche, ouverture régionale et avenir de l’Université : il revient sur les grands enjeux de son mandat.