En raison des dégâts causés par le cyclone Chido, le Gouvernement adapte les modalités de l'examen du BTS à Mayotte pour garantir des conditions équitables aux candidats en 2025.

BTS à Mayotte : des ajustements exceptionnels après Chido pour la session 2025

En raison des dégâts causés par le cyclone Chido, le Gouvernement adapte les modalités de l'examen du BTS à Mayotte pour garantir des conditions équitables aux candidats en 2025.

Le 12 mai 2025, un décret a été publié au Journal officiel pour adapter les modalités de l’examen du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) à Mayotte, suite aux ravages causés par le cyclone Chido. Ces ajustements visent à garantir l’équité et la sécurité des candidats, tout en tenant compte des défis exceptionnels auxquels le département a dû faire face. Le décret, appliqué immédiatement, introduit plusieurs mesures pour ajuster les examens aux nouvelles réalités locales.

Une réduction des exigences pour les stages et les formations professionnelles 

Une des principales modifications concerne la durée de l’activité professionnelle nécessaire pour obtenir le BTS. En raison des perturbations engendrées par le cyclone, cette durée est réduite de six mois. De plus, la durée minimale du stage requis est abaissée à seulement quatre semaines. Ces ajustements allègent la charge pour les candidats sans compromettre la qualité de la formation et tiennent compte des difficultés logistiques rencontrées à Mayotte.

Des épreuves adaptées et du contrôle continu 

Le décret élargit également la place du contrôle continu, notamment pour les candidats suivant la voie du contrôle en cours de formation (CCF). Les notes de ces évaluations pourront désormais remplacer celles des épreuves écrites et pratiques. Pour les épreuves ponctuelles, des solutions technologiques seront mises en place pour organiser des examens à distance en cas de difficultés de déplacement. Par ailleurs, les épreuves facultatives sont supprimées pour alléger la charge des candidats.

L’équité comme mantra 

Pour garantir, l’équité entre tous les candidats, le décret prévoit que les jurys d’examen doivent tenir compte des perturbations subies, telles que la fermeture des établissements. Les notes attribuées seront basées sur les progrès réalisés par les candidats pendant leur formation. Les jurys auront également recours aux outils numériques pour une évaluation plus juste, en prenant en compte les éléments présents dans le livret scolaire ou de formation des candidats.

Mathilde Hangard

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