Suite aux cyberattaques sur les deux principaux opérateurs français de tiers payant, Viamedis et Alemerys, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) mène actuellement des investigations sur la violation de données et une enquête dirigée par la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité (BL2C) de la Préfecture de Police de Paris est actuellement en cours. 

Cyberattaques des tiers payants : des faux messages prétendument d’Ameli

Suite aux cyberattaques sur les deux principaux opérateurs français de tiers payant, Viamedis et Alemerys, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) mène actuellement des investigations sur la violation de données et une enquête dirigée par la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité (BL2C) de la Préfecture de Police de Paris est actuellement en cours. 

Alors que la plupart des professionnels de santé semblent relativement épargnés par la fermeture temporaire des sites de tiers payant de deux organisations, d’après L’Observatoire de la Cybersécurité de l’Océan Indien (OCOI) les opticiens et leurs clients font face à une situation délicate.

Julien, Pavageau, Directeur, May'Lunettes,
Actuellement, les gens qui ont besoin de lunettes ne pourront pas tous être remboursés par l’Assurance maladie, en raison des cyberattaques des plateformes de tiers payant

En raison de cette indisponibilité du tiers payant, les opticiens ne peuvent plus réaliser les demandes de prise en charge habituelles pour les lunettes, conduisant les clients à choisir entre deux options : soit, lorsque cela est possible, avancer l’intégralité du prix sans la prise en charge de l’Assurance maladie, ou attendre, toujours lorsque cela est possible, que la situation se résolve pour revenir chercher leurs lunettes ultérieurement.

Aussi, l’Observatoire de la Cybersécurité de l’Océan Indien a reçu cette semaine plusieurs alertes de personnes ayant reçu par SMS de faux messages prétendument en provenance d’Ameli, leur demandant de mettre à jour leur carte arrivant à expiration moyennant un paiement de 5 euros, tout en sollicitant des données personnelles telles que la pièce d’identité. Ces messages ont été envoyés depuis un numéro réunionnais.

l’Assurance Maladie n’envoie jamais de sms pour demander des informations aux assurés 

Face à cette situation, l’OCOI souhaite rappeler à l’ensemble des assurés que l’Assurance Maladie ne demande jamais ce genre d’informations par SMS. Les assurés doivent ainsi faire preuve d’une grande vigilance face à ces tentatives d’hameçonnage par SMS (smishing). 

Face à ces cyberattaques, les mutuelles et prestataires concernés ont déposé des plaintes, mais les citoyens ont également la possibilité de le faire en utilisant le formulaire de lettre-plainte électronique disponible sur ce lien.

Mathilde Hangard

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